Mozambique : Création d’une carte néo-apostolique (3e partie)

5 weeks ago | nac news | in the group nac.today (Français)

Des milliers d’images, de coordonnées, de données de contact et d’adresses – au Mozambique, l’évêque Alvin Witten et son épouse Jean saisissent d’énormes quantités de données. Qu’adviendra-t-il de ces données et qui pourra les voir ?

L’évêque Witten et son épouse Jean sillonnent les routes du Mozambique depuis plusieurs mois. Ils saisissent les coordonnées géographiques de plus de 1300 communautés, photographient les églises et les frères du ministère, et mettent ensuite ces informations à disposition de l’administration ecclésiale compétente au Cap (Église territoriale d’Afrique australe).

Du temps pour la communion

En dehors du travail, il reste néanmoins du temps à consacrer à la communion. Mais les voyageurs sont régulièrement confrontés à des défis particuliers : dans chaque communauté, les frères et sœurs souhaitent régaler les invités. Cela prend du temps, qui n’est pas toujours disponible à cause des nombreux trajets et destinations. Et les hôtes aiment également offrir des présents aux invités : des fruits, des légumes, des poules vivantes. Ces dernières causent cependant aussi quelques problèmes, comme se souvient l’évêque Witten vivement : « Un jour, nous avons visité neuf communautés. Et, dans chaque communauté, nous avons reçu une poule vivante en cadeau. »

L’évêque ne voulant pas brusquer les frères et sœurs, il a accepté les présents. « À la fin de la journée, nous avions une petite ferme sur le siège arrière de notre véhicule. Tandis que nous conduisions, les poules sautaient d’un point à l’autre en faisant un désordre incroyable à l’arrière du véhicule. C’était horrible ! », relate l’évêque Alvin Witten en souriant. Finalement, les poules ont été placées sous la garde de l’apôtre.

Intervention militaire : blocage sur la route

Jusqu’à présent, ils ont visité plus de 500 communautés et parcouru près de 100 000 kilomètres. « Tandis que les villages sont assez plaisants, les trajets pour se rendre dans les villages et pour en repartir sont dangereux », résume l’évêque. « L’une des expériences les plus terribles a été lorsque nous nous sommes rendus de Gorongosa à Inchope. Jean et moi étions seuls dans le véhicule ». C’est là que l’apôtre Semba leur a téléphoné. Il a dit « bonjour » et les a assurés de son intercession particulière. Quelques instants après l’appel téléphonique, le couple a traversé l’un des nombreux contrôles de police, puis ils ont traversé un barrage routier et ont finalement traversé le fleuve Gorongosa.

Ils font une courte halte pour prendre une photo. Des véhicules militaires passent à toute vitesse, et, un peu plus tard, l’évêque et son épouse se retrouvent au milieu d’un conflit armé. « Il y avait beaucoup de cris et de confusion. Et des officiers de l’Armée couraient vers nous en criant. Il y avait des fusils AK47 partout. Nous n’avions pas même le temps de réfléchir. Un bus était en feu et des gens étaient assis au bord de la route. » Et la situation s’aggrave. « Le chef s’est mis à courir vers nous en criant, nous demandant ce que nous faisions là. Ils se sont rapidement rendu compte qu’il s’agissait d’une erreur. Puis, il nous a crié : ‘Espera, espera !’ (Attendez, attendez !). Et il a ordonné aux soldats de tirer dans les buissons, et, tandis qu’ils obéissaient, il nous criait : ‘Vamos, vamos !’ (En avant, en avant !) ».

Le couple ne va pas très loin : « Nous avons dû nous arrêter au bord de la route, tremblants et hors d’haleine, et nous avons tout d’abord remercié notre Dieu pour sa protection. Puis, nous avons compris que l’appel de l’apôtre n’était pas un hasard. » Alvin et Jean Witten poursuivent leur voyage. Vers la prochaine communauté, de nouveau pour enregistrer les coordonnées géographiques et prendre des photos, s’entretenir avec les fidèles.

Numérisation au sein de l’Église néo-apostolique de Mozambique

À 3500 kilomètres de là, l’évêque e.r. Chris van Wyk travaille pour l’administration ecclésiale du Cap. « Il est notre champion informatique », explique l’apôtre Robert Worship, car il sait aussi que les données en provenance du Mozambique doivent être traitées. Désormais, l’évêque van Wyk reçoit en permanence des informations détaillées d’un nombre croissant de communautés, qu’il peut intégrer dans la base de données OASYS utilisée au sein de l’Église au niveau mondial. L’apôtre Worship est très satisfait : « Nous avons vérifié près de 600 communautés jusqu’à présent. »

Puisque l’évêque Witten et son épouse ont non seulement cartographié les communautés, mais qu’ils ont aussi appris aux ministres locaux à saisir les données statistiques, les communautés sont désormais en mesure de communiquer le nombre de participants aux services divins. Et ils le font assidûment. À l’issue de chaque service divin, l’évêque van Wyk reçoit des SMS des communautés mozambicaines : « Cela nous donne une distribution de fréquence de la taille des communautés (nous utilisons la participation maximale comme critère d’adhésion) au Mozambique », explique l’évêque van Wyk. Et la carte que crée l’informaticien rendent ces résultats visibles.

Un travail d’équipe international

« Il s’agit d’un travail d’équipe important entre les conducteurs de communauté, les responsables de district et les apôtres. De plus, nous disposons d’une petite équipe technique dans notre bureau principal au Cap », ajoute l’évêque e.r. Wyk reconnaissant.

Néanmoins, les données des communautés elles-mêmes ne restent pas sur les serveurs de l’administration ecclésiale au Cap. Au sein de l’administration de l’Église néo-apostolique Internationale, à Zurich (Suisse), les collaborateurs du département « services financiers et d’information » sont déjà prêts. Lorsque toutes les données seront saisies, celles-ci pourront être intégrées dans la base de données internationale, puis analysées et publiées.

Prochainement, les frères et sœurs pourront vérifier dans l’annuaire international où se situent les communautés, quand ont lieu les services divins et qui est l’interlocuteur sur place – sur le site internet à l’adresse addressess.nak.org ou sur l’appli « nacmaps ».

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