Fêter la sainte cène avec sainteté

5 weeks ago | nac news | in the group nac.today (Français)

Pas d’accusations, pas de reproches … oublier toutes les choses anciennes et faire l’expérience ensemble de la présence de Jésus-Christ dans la sainte cène. L’apôtre-patriarche Schneider rappelle les possibilités et exhorte à un projet de communauté particulier.

À l’église, on peut expérimenter la communion. Chanter, prier, et même fêter, manger, partager les joies et les soucis – les frères et sœurs en la foi sont aussi là pour cela. Toutefois, du groupement que constitue la communauté découle également une autre mission essentielle : être des témoins de Jésus-Christ.

Jésus-Christ au centre de l’Église

L’apôtre-patriarche Jean-Luc Schneider explique : « Chaque chrétien est appelé individuellement à être un témoin véritable et fidèle de Jésus-Christ. Toute communauté en tant que telle est également appelée à être un témoin de Jésus-Christ. Cela me tient particulièrement à cœur. » Et cela se concrétise lors de la fête de la sainte cène, au cours de laquelle Jésus-Christ est au milieu de son Église de manière particulière. « Il est présent par le corps et le sang dans l’hostie consacrée. Nous pouvons expliquer beaucoup aux hommes sur la façon dont nous serons en communion éternelle avec Dieu. Notre vocabulaire ne suffit pas pour le décrire. Mais lorsque la communauté fête la sainte cène, nous sommes dans cette communion étroite avec Dieu. À ce moment-là bien sûr de manière imparfaite parce que nous vivons encore dans la réalité, dans la réalité humaine – mais c’est au moins déjà, comme je le dis toujours, un avant-goût de la communion que nous vivrons entre nous et avec Dieu dans son royaume. »

Pas toujours au même niveau

L’apôtre-patriarche a conscience du fait que cette fête ne peut pas toujours être vécue par tous et à chaque fois avec la même intensité. « C’est précisément parce que nous sommes des êtres humains, imparfaits, que nous vivons dans les situations humaines et dans un cadre humain, que chaque fête de la sainte cène n’est pas toujours au même niveau, je suis très lucide à ce sujet. Néanmoins, je trouverais cela toujours à nouveau beau que la communauté prenne de temps en temps cette résolution, sous une forme ou une autre : dimanche prochain, nous aimerions vivre à nouveau une véritable fête de la sainte cène, et faire réellement l’expérience : Maintenant, le Seigneur est parmi nous. »

Pas un doux rêve

Cela aura alors aussi des répercussions visibles, s’est exprimé le président de l’Église. « Lorsque la communauté a réellement fêté la sainte cène et a réellement vécu la présence de Jésus-Christ, alors cette communauté est un avant-goût de la gloire. Personne ne sera plus accusé. On renoncera aux reproches. On surmontera ce qui jusqu’alors était encore un grand obstacle à la communion. On oubliera le passé – du balai ! Et on sera alors capable de venir vers le prochain, que l’on n’a plus salué depuis dix ans, en disant : « Viens, c’est un jour particulier aujourd’hui, oublions les choses anciennes. » – Encore une fois, je ne suis pas un doux rêveur. Mais, tout au fond de mon cœur, je crois au sacrement de la sainte cène. Je crois à la présence de Jésus-Christ, à la présence de son sacrifice. Je crois que, dans l’hostie consacrée, nous recevons le corps et le sang de Jésus. »

Un projet de communauté

« Frères et sœurs, tel est mon appel. Faites-le de temps en temps. C’est également un appel que je lance aux conducteurs de communauté, mais aussi un projet de communauté, cela ne peut pas venir d’un seul homme », s’est exprimé le président de l’Église en demandant d’y réfléchir.

La communauté doit sans cesse prendre conscience : « Maintenant, nous allons fêter la sainte cène. Nous réfléchissons à ce que cela signifie. J’ai déjà dit souvent que la traduction originelle de ce qu’a dit Jésus : « ceux qui mangent mon corps » signifie « ceux qui mâchent mon corps » –Luther l’a un peu atténué, parce que cela semble terrible de mâcher le corps, la viande. Mais ce qu’il voulait dire était : Vous devez réellement vous préoccuper de ce que cela signifie : Jésus m’aime, il est mort pour moi. Maintenant, prends cinq minutes, assieds-toi et réfléchis juste à cette pensée. Lui et moi, moi et lui – il m’aime tellement, je n’avais encore rien accompli, je n’existais pas même encore – qu’il est déjà mort pour moi, pour me prouver son amour. Cinq minutes. Réfléchissez-y. »



Photo : Marcel Felde

Automatic translation