Catéchisme

12 Service divin, bénédiction et pastorale

12.1 Le service divin Retour en haut de page

Le service divin est action de Dieu à l´égard de l´homme et œuvre de l´homme pour Dieu.

12.1.1 Le service divin : généralités Retour en haut de page

L´assemblée cultuelle se réunit pour écouter la parole de Dieu et être bénie à travers le sacrement. Respectueux et humble, l´homme exprime son adoration à Dieu.

Le service divin est ainsi rencontre de Dieu et de l´homme. L´action conjuguée du culte rendu à Dieu par les croyants dans l´adoration et de la présence perceptible de la Trinité divine permet à l´assemblée de vérifier que Dieu la sert avec amour.

12.1.2 Le culte vétérotestamentaire Retour en haut de page

Le culte vétérotestamentaire plonge ses racines dans la rencontre de l´homme avec Dieu. Les formes du culte ont évolué sur une longue période de temps. Dieu, lui, n´a jamais cessé de se communiquer à l´homme et de lui accorder son secours.

Dans le jardin d´Éden, Dieu adresse sa parole aux premiers hommes. Après leur chute dans le péché, il ne les laisse pas sans protection, mais les réconforte et les fait espérer en un salut futur.

En Genèse 8, il est question du premier autel bâti par des hommes pour servir Dieu, l´adorer, lui rendre grâces et lui consentir des sacrifices. Noé dresse cet autel pour offrir un sacrifice d´actions de grâces à Dieu. L´Eternel lui répond par la promesse de conserver désormais la Création.

Jacob consacre, quant à lui, le lieu où Dieu lui a parlé et l´appelle : « Béthel », c´est-à-dire « maison de Dieu » (Ge 28 : 19).

Dans la Loi, Dieu a donné à Moïse des instructions précises en vue de bâtir un autel : « [...] Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai à toi, et je te bénirai » (Ex 20 : 24 sqq.). Il lui a rappelé en outre qu´il avait sanctifié le septième jour, en l´exhortant en ces termes : « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier » (Ex 20 : 8).

Pendant que les Hébreux pérégrinaient à travers le désert, Dieu a choisi des hommes parmi eux, pour le servir en qualité de sacrificateurs et accomplir le culte sacrificiel. Il leur a confié la tâche de communiquer la bénédiction de Dieu au peuple en des termes prescrits (No 6 : 22-27). Les termes de cette bénédiction sont les suivants : « Que l´Eternel te bénisse, et qu´il te garde ! Que l´Eternel fasse luire sa face sur toi, et qu´il t´accorde sa grâce ! Que l´Eternel tourne sa face vers toi, et qu´il te donne la paix ! » (bénédiction aaronitique).

Il est rapporté qu´au temps du roi David, des chantres et des musiciens participaient au culte et louaient Dieu avec des psaumes (1 Ch 25 : 6).

Le roi Salomon a fait construire le temple de Jérusalem. Le culte y était rendu et consistait, pour l´essentiel, en l´abattage quotidien, par les sacrificateurs, des animaux à immoler. Le culte sacrificiel était désormais exclusivement rendu dans le temple de Jérusalem. C´était aussi dans le temple qu´étaient célébrées les fêtes israélites, comme, par exemple, la Pâque et la fête des tabernacles (Lé 23).

Après la destruction du temple, les Israélites pensaient qu´il n´était plus possible de célébrer le culte sacrificiel. Au cours de la captivité babylonienne, les croyants se réunissaient dans des maisons construites par leurs soins, des synagogues, pour y prier, y lire et interpréter les écrits saints. C´est là l´origine de la forme ultérieure chrétienne du service religieux.

EN BREF Retour en haut de page

Le service divin est action de Dieu à l´égard de l´homme et œuvre de l´homme pour Dieu. (12.1)

Le culte vétérotestamentaire plonge ses racines dans la rencontre de l´homme avec Dieu. Les formes du culte ont évolué sur une longue période de temps. (12.1.2)

Après la destruction du temple, le culte sacrificiel n´était plus pratiqué à Jérusalem. Au temps de la captivité babylonienne, les croyants se réunissaient dans des synagogues pour prier, lire et interpréter les écrits saints. C´est là l´origine de la forme ultérieure chrétienne du service religieux. (12.1.2)

12.1.3 Le service néotestamentaire Retour en haut de page

L´incarnation de Dieu en Jésus-Christ inaugure une nouvelle dimension du service de Dieu à l´égard de l´homme. Le Fils de Dieu vient sur cette terre, à la fois vrai homme et vrai Dieu. Il est né au sein du peuple des Juifs ; il allait dans le temple et prenait part, en y contribuant, aux cultes dans les synagogues. S´y ajoutait son activité de maître : il prêchait avec une autorité divine (Mt 7 : 29). De surcroît, il a ordonné le baptême et institué la sainte cène. De cette manière, les propos et les actes de Jésus contenaient déjà en germe ce qui caractérisera le service religieux chrétien : la parole et les sacrements.

L´agir de Jésus, qui est, par conséquent, normatif pour le service divin, trouve son couronnement dans sa mort à la croix : Il consent le sacrifice parfait qui surpasse et remplace le culte sacrificiel de l´Ancienne Alliance (cf. 3.4). Lors de chaque célébration de la sainte cène, le sacrifice de Christ est actualisé.

Avant même sa mort sacrificatoire, Jésus-Christ a promis à ses apôtres de leur envoyer le Saint-Esprit qui poursuivrait le magistère de Christ et sauvegarderait l´Evangile : « Et la parole que vous entendez n´est pas de moi, mais du Père qui m´a envoyé. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur, l´Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jn 14 : 24-26).

Le Saint-Esprit a inspiré le discours de Pierre à la Pentecôte. Trois mille de ses auditeurs ont eu le « cœur vivement touché » par cette parole de Dieu suscitée par le Saint-Esprit, au point d´être disposés à se repentir et à se faire baptiser au nom de Jésus-Christ, après quoi ils ont reçu le don du Saint-Esprit. Dans une certaine mesure, la Pentecôte a été le premier service divin de l´Église de Christ. De la première communauté chrétienne de Jérusalem sont attestés quatre éléments fondamentaux du service néotestamentaire : « Ils persévéraient dans l´enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Ac 2 : 42).

12.1.4 Évolution du service religieux chrétien Retour en haut de page

Au fil des siècles, le service religieux chrétien a été célébré sous diverses formes. Si, à l´origine, la liturgie se situait au premier plan de l´office, par la suite, la Réforme a développé, au sein du protestantisme, le culte axé sur la prédication. L´office religieux au sein de l´Église apostolique-catholique se caractérisait, lui aussi, par une riche liturgie. Le déroulement actuel du service divin néo-apostolique s´inscrit dans la tradition des cultes réformés.

12.1.5 Le service divin : une rencontre avec Dieu Retour en haut de page

Les quatre éléments du service divin présents dans l´Église primitive font également partie, de nos jours, des caractéristiques majeures du vécu, par l´assemblée, à l´autel, du mystère toujours nouveau de la rencontre de Dieu avec l´homme.

La formule introductive trinitaire : « Au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit » est invocation de Dieu et attestation de sa présence. C´est en ces termes qu´est introduite toute rencontre cultuelle avec la Trinité divine, et c´est par la bénédiction trinitaire que s´achève tout service divin. Le participant au service divin se rend ainsi à l´évidence : Dieu est présent.

Si, dans le ciel, les armées célestes célèbrent Dieu (Es 6 : 3 ; Ap 4 : 8-11), ici-bas, c´est l´assemblée réunie pour le service divin qui loue et bénit la Trinité divine, sa grâce et sa miséricorde.

Le service divin vise à affermir l´espérance en le proche retour de Christ et à préparer les croyants en vue de l´avènement du Seigneur. C´est pour cette raison que le service divin est saint à leurs yeux. Manquer les services divins par insouciance, c´est courir le risque de ne plus persévérer dans l´enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières, comme le faisaient les premiers chrétiens.

Le désir de recevoir le sacrement et d´entendre la parole suscitée par l´Esprit risque de disparaître en celui qui omet souvent, et sans raison pressante, de venir au service divin. De surcroît, il ne reçoit pas les forces contenues dans la sainte cène, ses péchés ne sont pas pardonnés, et il se prive de la bénédiction liée au service divin.

Celui qui refuse d´offrir à Dieu l´adoration qui lui est due, en rejetant ou en méprisant sciemment le service divin et la grâce qui y est offerte, se rend coupable d´un péché, et ce indépendamment du fait qu´il assiste ou non au service divin.

12.1.5.1 L´enseignement des apôtres Retour en haut de page

Jésus, qui, en Hébreux 3 : 1, est appelé « l´apôtre de la foi que nous professons », a dit : « Ma doctrine n´est pas de moi, mais de celui qui m´a envoyé » (Jn 7 : 16). Lui, l´envoyé du Père, envoie à son tour les apôtres, leur confiant la mission suivante : « Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28 : 20).

Serviteurs de Christ, les apôtres sont appelés à leur ministère et consacrés en vue de prêcher l´Evangile et d´amener les hommes à l´obéissance de la foi (Ro 1 : 1.5) ; les ministres mandatés par eux annoncent également l´enseignement de Jésus-Christ dans les communautés.

Suscitée par le Saint-Esprit, la parole de la prédication affermit la foi, augmente la connaissance, console, appelle à agir dans le respect des normes de l´Evangile et entretient l´attente du proche retour de Christ. De cette manière, les croyants vivent la réalisation de cette promesse de Jésus : « Quand le consolateur sera venu, l´Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu´il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu´il prendra de ce qui est à moi, et vous l´annoncera » (Jn 16 : 13-14). La prédication suscitée par l´Esprit se caractérise ainsi par le fait qu´elle glorifie Christ, le Sauveur et Rédempteur.

12.1.5.2 La fraction du pain Retour en haut de page

Lors de la célébration de la sainte cène (cf. 8.2), l´assemblée vit le moment essentiel du service divin. Après avoir reçu préalablement l´absolution, les croyants s´avancent vers l´autel pour recevoir le corps et le sang de Jésus dans l´hostie de pain et de vin qui a été consacrée. Ce faisant, ils vivent la sainte cène sous la forme d´une action de grâces et d´une fête commémorant le sacrifice de Christ (Lu 22 : 19). C´est un repas de profession de foi, un repas de communion auquel sont aussi conviés les défunts, tant les morts en Christ que ceux à qui Dieu, dans sa grâce, donne accès à l´autel. Il conforte l´espérance en le retour du Fils de Dieu (1 Co 11 : 26).

La digne participation à la sainte cène conserve en l´homme la vie offerte lors de la régénération ; elle lui donne par surcroît l´assurance de demeurer en Jésus et de rester en étroite communion de vie avec lui (Jn 6 : 51-58). Les forces que l´homme reçoit par ce biais l´aident à vaincre ce qui pourrait nuire au salut de son âme et à faire sienne la nature de Jésus. De cette manière, la communion de vie avec Jésus-Christ peut se trouver renforcée lors de chaque service divin.

12.1.5.3 La communion fraternelle Retour en haut de page

Au cours du service divin, le croyant peut vérifier l´accomplissement sans cesse renouvelé de cette promesse de Jésus : « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d´eux » (Mt 18 : 20). Le service divin est par conséquent communion avec Jésus-Christ. Il est au milieu de l´assemblée par sa parole et réellement présent par son corps et son sang. De surcroît, le service divin est aussi communion des croyants dans l´adoration et la louange de Dieu. Si, en plus de la sainte cène, sont aussi dispensés, au cours du service divin, les sacrements du saint baptême d´eau ou du saint-scellé, les membres de l´assemblée entourent, en qualité de témoins, ceux qui reçoivent ces sacrements. Chaque individu peut, de plus, prendre la promesse de bénédiction à son compte, car ceux qui sont baptisés et scellés sont appelés, de cette manière, à rendre à nouveau présente à leur esprit la réception de ces sacrements. À l´évidence, tous ceux qui sont régénérés d´eau et d´Esprit communient dans la plénitude sacramentelle.

12.1.5.4 Les prières Retour en haut de page

Le service divin est indissociablement lié aux prières. Dès avant son début, le croyant cherche à s´approcher de Dieu au moyen d´une prière personnelle. Pendant le service divin, l´assemblée s´associe, lors des prières, aux paroles du célébrant. Les prières sont l´expression de l´adoration, des actions de grâces, des intercessions et des demandes des fidèles. La prière du « Notre Père », récitée en commun selon les termes en Matthieu 6 : 9-13, revêt une importance particulière. Elle précède la célébration de la sainte cène. Lorsqu´il a reçu le corps et le sang de Jésus, le croyant, dans une prière silencieuse, remercie Christ de son sacrifice et de la grâce qu´il a reçue. À la fin du service divin, l´officiant prononce une prière.

EN BREF Retour en haut de page

Jésus-Christ inaugure une nouvelle dimension du service de Dieu à l´égard de l´homme. La parole et les actes de Jésus contiennent en germe ce qui caractérise le service religieux chrétien : la parole et les sacrements. (12.1.3)

Quatre éléments fondamentaux du service néotestamentaire sont attestés : l´enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et les prières. (12.1.3)

Au fil des siècles, le service religieux chrétien a été célébré sous diverses formes. Le déroulement actuel du service divin néo-apostolique s´inscrit dans la tradition des cultes réformés. (12.1.4)

La formule introductive trinitaire est invocation de Dieu et attestation de sa présence. C´est en ces termes qu´est introduite toute rencontre avec la Trinité divine au cours du service divin, et c´est par la bénédiction trinitaire qu´elle s´achève. (12.1.5)

Le service divin vise à affermir l´espérance en le proche retour de Christ et à préparer les croyants en vue de l´avènement du Seigneur. (12.1.5)

Les apôtres sont appelés en vue de prêcher l´Evangile ; les ministres mandatés par eux le font aussi. (12.1.5.1)

Lors de la célébration de la sainte cène, l´assemblée vit le moment essentiel du service divin. (12.1.5.2)

Le service divin est communion avec Jésus-Christ à travers la parole et les sacrements. Il est aussi communion des croyants dans l´adoration et la louange de Dieu. (12.1.5.3)

Le service divin est indissociablement lié aux prières où s´expriment l´adoration, l´action de grâces, les intercessions et les demandes. (12.1.5.4)

12.1.6 La proclamation de la parole Retour en haut de page

Au cours des services divins est annoncée la volonté de Dieu pour le temps présent ; cette proclamation de la parole est appelée « prédication ».

La parole de Dieu est d´une importance vitale pour la nouvelle créature, comme le prouvent ces paroles de Jésus : « L´homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4 : 4). L´apôtre Paul rappelle, quant à lui, qu´en l´absence de parole prêchée, la foi en Jésus-Christ n´est pas suscitée (Ro 10 : 17). Le passage en I Pierre 1 : 24-25 oppose la finitude de l´homme à la pérennité de la parole de Dieu : « Mais la parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous a été annoncée par l´Evangile. »

12.1.6.1 De la notion de « prédication » Retour en haut de page

« Prêcher » vient du latin « praedicare », qui signifie : « annoncer, publier ». La prédication au cours du service divin est le discours spirituel d´un ministre de l´Église, adressé à l´assemblée, suscité par la puissance du Saint-Esprit et pénétré d´elle. La prédication se fonde sur un passage biblique.

12.1.6.2 La proclamation de la parole dans le Nouveau Testament Retour en haut de page

Si, dès les temps vétérotestamentaires, des hommes croyants avaient annoncé la volonté de Dieu, mus par la puissance du Saint-Esprit, la naissance du Fils de Dieu a conféré une dimension nouvelle à la parole de Dieu. En Jésus-Christ, c´est la parole de Dieu dans sa perfection qui est venue parmi les hommes.

Jésus enseignait dans le temple, dans des synagogues et dans d´autres endroits encore. Les Évangiles nous rapportent de nombreux extraits de ses prédications riches d´éléments fondamentaux de la doctrine chrétienne. Lorsqu´il proclamait la parole, Jésus avait recours à des paraboles et interprétait l´Ancien Testament. Il a aussi fourni beaucoup d´indications au sujet de l´avenir. Il a notamment prédit ses souffrances, sa résurrection, son ascension et promis son retour. L´excellence de la proclamation de la parole par Jésus devient évidente dans son Sermon sur la montagne introduit par les béatitudes et comportant de nombreuses déclarations que jamais personne n´avait entendues auparavant. La réaction de ses auditeurs témoigne de l´effet produit par ses paroles : « La foule fut frappée de sa doctrine ; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes » (Mt 7 : 28-29).

Si, dès le temps de son ministère public, le Fils de Dieu avait ordonné à ses apôtres de prêcher (Mt 10 : 7), il leur a confié la mission, après sa résurrection, d´aller par tout le monde, et de prêcher la bonne nouvelle à toute la création (Mc 16 : 15).

C´est l´apôtre Pierre qui a fait la première prédication chrétienne à la Pentecôte (Ac 2 : 14 sqq.). D´autres prédications des premiers apôtres se trouvent, par exemple, en Actes 3 : 12-26 et 7 : 22-31. De surcroît, nombre d´épîtres apostoliques qui étaient lues dans les communautés peuvent être comparées à des prédications : elles ciblaient les communautés ou faisaient état des circonstances qui y régnaient. Elles exhortaient à la repentance, à l´acceptation de la grâce de Dieu et à la réception des sacrements, elles fournissaient des repères d´orientation et comportaient des mises en garde. Elles témoignaient du dessein salvifique de Dieu et de sa disposition à offrir aux hommes la vie éternelle dans sa gloire.

12.1.6.3 La proclamation actuelle de la parole Retour en haut de page

Le service divin néo-apostolique ménage beaucoup d´espace à la proclamation de la parole. Les apôtres et les ministres mandatés par eux à cette fin sont appelés à annoncer la parole de Dieu dans les communautés. La bénédiction et le pouvoir leur en a été donné par l´ordination.

La parole de Dieu, c´est d´abord ce qui est transmis par la Bible. La prédication doit s´y référer. La base de la prédication est, par conséquent, une parole biblique imposée, que l´apôtre-patriarche met à la disposition des ministres, avec des indications au sujet de son interprétation, en guise de préparation au service divin.

L´interprétation de cette parole biblique, sous la forme d´un discours libre, constitue le cœur de la prédication ; elle est éveillée par le Saint-Esprit. C´est là l´expérience que fait l´assemblée en écoutant les propos de l´officiant ainsi que des compléments donnés par d´autres ministres (les « interventions à l´autel »). La proclamation de la parole de Dieu par plusieurs ministres différents de par leurs caractères et leurs dons contribue à éclairer des aspects de la prédication à partir de points de vue différents et favorise ainsi la compréhension approfondie de la volonté de Dieu.

12.1.6.3.1 La teneur de la proclamation de la parole Retour en haut de page

Au cœur de la proclamation de la parole, il y a l´Evangile de Jésus-Christ, la Bonne Nouvelle, qui témoigne de la vie et du sacrifice de Jésus, de sa résurrection et de son retour ainsi que de l´achèvement du plan de salut.

La glorification de Dieu et la célébration de ses hauts faits en tout temps font aussi partie du fond de la prédication. Celle-ci propose également des repères d´orientation qui permettent à l´auditeur de conformer sa vie à la volonté de Dieu, notamment par le récit d´histoires vécues et d´expériences de la foi.

L´exaltation de la grâce et de l´acte réconciliateur de Jésus-Christ sont d´autres éléments encore de la prédication qui, par-delà, appelle les croyants à être disposés à la réconciliation. Toutes ces choses prêchées préparent la voie à la réception des sacrements.

12.1.6.3.2 L´objectif de la proclamation de la parole Retour en haut de page

La prédication de Jésus-Christ appelle les auditeurs à faire preuve d´obéissance de la foi (Ro 16 : 25-26). L´objectif premier de la prédication est de susciter et d´entretenir la foi que Jésus s´attend à trouver lors de son retour. La proclamation apostolique de la parole vise toujours à préparer l´assemblée en vue de l´avènement de Jésus-Christ (2 Co 11 : 2).

La foi en le proche retour du Seigneur se répercute sur le comportement des croyants au quotidien. Selon Galates 5 : 22-23, l´œuvre du Saint-Esprit doit porter du « fruit », à savoir l´amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi.

La parole prêchée est source de consolation et d´assurance, favorise la connaissance et affermit la confiance en Dieu.

La parole de Dieu est comme un miroir tendu à l´auditeur, dans lequel il peut se reconnaître et prendre conscience de ce dont il a besoin pour s´approprier la nature de Jésus-Christ (Ja 1 : 22-24). En fait aussi partie le fait de recevoir, dans un cœur croyant, la réconciliation avec Dieu opérée par Christ et, en conséquence, celui de se montrer disposé à être conciliant envers tous les hommes.

12.1.6.3.3 Les niveaux de la proclamation de la parole Retour en haut de page

La parole de Dieu est parfaite, pure, et elle ne trompe pas ; elle est cependant proclamée par des hommes imparfaits. Elle peut donc contenir des imperfections. Malgré cela, Dieu, qui perçoit les prières sincères de l´officiant et de l´auditoire, remplit de puissance les paroles humaines imparfaites de la prédication. Il existe donc deux niveaux. L´un est humain : c´est un homme qui parle, et ce sont des hommes qui écoutent. A ce niveau, on ne peut exclure ni les fautes de style et de fond de l´orateur ni les erreurs de compréhension des auditeurs. L´autre niveau est divin : à travers le serviteur envoyé, le Saint-Esprit parle au cœur de l´auditeur et affermit ou suscite la foi en lui. Le caractère imparfait des mots et des phrases qui sont prononcés n´empêche pas Dieu de les remplir de puissance.

L´auditeur de la prédication a, lui aussi, des conditions à remplir pour ne pas la percevoir comme un simple discours d´homme. L´exigence fondamentale à laquelle il doit satisfaire, c´est la foi : L´auditeur doit s´ouvrir avec foi et confiance à la parole de la prédication, la recevoir et être disposé à l´appliquer au quotidien. Dès lors, la parole de la prédication suscite en lui une prise de conscience : il reconnaît les péchés qu´il a commis, les regrette et s´en repent, et aspire à recevoir la grâce.

Avant la prédication, l´auditeur est censé demander au Seigneur de faire en sorte que la parole lui procure force et paix. Le Seigneur exauce la supplique fervente d´une assemblée qui est avide de recevoir la parole de Dieu.

À la prédication fait suite la célébration de la sainte cène, préparée sous l´action de la parole de Dieu.

EN BREF Retour en haut de page

Au cours des services divins est annoncée la volonté de Dieu ; cette proclamation de la parole est appelée « prédication ». (12.1.6)

Jésus enseignait dans le temple de Jérusalem, dans des synagogues et dans d´autres lieux. Le Sermon sur la montagne est un exemple de sa proclamation de la parole. (12.1.6.2)

C´est Pierre qui, à la Pentecôte, a tenu la première prédication chrétienne. (12.1.6.2)

Le service divin néo-apostolique ménage beaucoup d´espace à la proclamation de la parole. La base en est une parole biblique dont l´interprétation, sous la forme d´un discours libre, constitue le cœur de la prédication ; elle est suscitée par le Saint-Esprit. (12.1.6.3)

La proclamation de la parole est axée sur l´Evangile qui annonce la vie et le sacrifice de Jésus, sa résurrection et son retour. Elle donne de surcroît des repères d´orientation permettant aux fidèles de mener leur vie conformément à la volonté de Dieu. (12.1.6.3.1)

La proclamation apostolique de la parole vise toujours à préparer l´assemblée en vue de l´avènement de Jésus-Christ. (12.1.6.3.2)

La parole prêchée affermit la foi et la confiance en Dieu, procure consolation et assurance, et favorise l´acquisition de la connaissance. (12.1.6.3.2)

La parole de Dieu est parfaite, pure, et elle ne trompe pas ; elle est cependant proclamée et perçue par des hommes imparfaits. Cela n´empêche pas Dieu de remplir la prédication de puissance. (12.1.6.3.3)

12.1.7 La prière du « Notre Père » Retour en haut de page

La prière du « Notre Père » est un legs précieux de Jésus à ceux qui croient en lui. C´est une prière modèle, par laquelle le Fils de Dieu montre comment il faut prier le Père céleste.

Cette prière du Fils de Dieu est parvenue jusqu´à nous dans une version comportant cinq demandes (Lu 11 : 2-4) et une autre, plus complète, en comportant sept (Mt 6 : 9-13).

12.1.7.1 La prière du « Notre Père » au cours du service divin Retour en haut de page

Pour la liturgie du service divin, nous recourons (NdT : à deux modifications près*) au texte de l´Evangile selon Matthieu, tel qu´il figure dans la traduction de Louis Segond, dans la version de la Nouvelle édition de Genève (NEG) 1979 :

« Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd´hui notre pain quotidien ; pardonne-nous nos offenses, comme (nous aussi*) nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal(in*). Car c´est à toi qu´appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! »

Le « Notre Père » occupe une place fixe dans la liturgie. C´est la seule prière que les croyants récitent en commun, en des termes bien définis.

C´est aussi une prière de repentance, prononcée avant l´absolution, par laquelle le croyant confesse devant Dieu qu´il a péché.

12.1.7.2 Les sept demandes Retour en haut de page

L´invocation de Dieu est suivie de trois demandes qui se rapportent à lui : ton nom, ton règne, ta volonté. S´y ajoutent quatre autres demandes, qui peuvent en même temps se concevoir comme des intercessions : notre pain quotidien, nos offenses, ne nous induis pas, délivre-nous. La célébration de la majesté de Dieu conclut la prière.

12.1.7.2.1 « Notre Père qui es aux cieux » Retour en haut de page

L´adresse « Notre Père » révèle qu´il s´agit d´une prière commune, par laquelle les priants professent leur qualité d´enfants de Dieu. Dans cette communion, Jésus-Christ est « le premier-né de plusieurs frères » (Ro 8 : 29) ; lorsqu´il priait, il s´adressait à Dieu en l´appelant Père (Lu 22 : 42 ; 23 : 46 ; Jn 11 : 41 ; 17 : 1).

La relation que Jésus cultive avec son Père céleste est unique. En enseignant à l´homme de prier Dieu en l´appelant : « Notre Père qui es aux cieux », il l´intègre dans sa relation au Père.

Quand l´homme s´adresse à Dieu en l´appelant son « Père », il y associe l´idée que Dieu l´a créé, qu´il est son Seigneur et qu´il prend soin de lui. Dieu est la source et le Conservateur de tout ce qu´il a créé. L´homme peut donc s´adresser à lui sans crainte, et lui dire, avec amour et confiance : « Père ! »

Les mots : « ... qui es aux cieux » soulignent l´élévation de Dieu au-dessus de l´existence terrestre : Dieu, le Père, est plus grand et plus élevé que tout, ce qui ne l´empêche cependant pas d´être près des hommes dans son omniprésence (Ps 139 ; Ac 17 : 27).

12.1.7.2.2 « Que ton nom soit sanctifié » Retour en haut de page

Le Dieu-Trinité est saint. Les croyants parlent de lui avec respect. En donnant toute gloire à Dieu, en le louant et en le bénissant, et en s´efforçant de marcher selon sa volonté, ils contribuent à la sanctification de son nom. La prière du « Notre Père » rappelle le deuxième commandement (cf. 5.3.3) et offre à l´assemblée la possibilité de sanctifier le nom de Dieu en paroles et, dans une attitude marquée du sceau de la crainte de Dieu et de l´humilité, de se prosterner devant la grandeur de l´Eternel.

Sous la Nouvelle Alliance, Dieu a révélé son nom en son Fils : Jésus-Christ. C´est ce nom qu´il s´agit de sanctifier, car c´est le nom « par lequel nous [devons] être sauvés » (Ac 4 : 10.12 ; Ph 2 : 9-11).

12.1.7.2.3 « Que ton règne vienne » Retour en haut de page

Le règne ou royaume de Dieu a débuté en Christ et est présent dans son Église. « Que ton règne vienne » est la demande que la présence du Seigneur dans l´Église soit de mieux en mieux perceptible.

Y est abordée de surcroît la révélation du royaume futur de Dieu qui commencera par les noces de l´Agneau (Ap 19 : 6-7). Dans cette mesure, la demande : « Que ton règne vienne » se focalise d´abord sur le retour de Christ en vue de l´enlèvement de son Épouse. Et cette demande se projette dans un avenir plus lointain encore : Après les noces dans le ciel, le Fils de Dieu érigera son royaume de paix sur la terre, dans lequel l´Evangile sera prêché à tous les hommes. Le royaume de Dieu paraîtra dans sa gloire parfaite pour subsister en toute éternité, lorsque Dieu aura créé un nouveau ciel et une nouvelle terre.

12.1.7.2.4 « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » Retour en haut de page

Dieu est tout-puissant ; sa volonté est souveraine. Au ciel, là où trône Dieu, il n´y a aucun frein à sa volonté.

Dieu veut aider les hommes tombés dans le péché à échapper aux conséquences de celui-ci et leur offrir le salut (1 Ti 2 : 4). C´est à cette fin qu´il a envoyé son Fils. Jésus-Christ s´est offert en sacrifice, révélant ainsi la volonté de son Père (Hé 10 : 9-10).

Le souhait que Dieu façonne toute chose à sa volonté ici-bas aussi s´exprime dans la demande : « Que ta volonté soit faite. » À cause de leur état de péché et du pouvoir — brisé, mais toujours agissant — de Satan, les hommes ne peuvent y satisfaire. Pour autant, cette demande des croyants exprime leur vœu de réussir, au cours même de leur vie terrestre, à agir conformément à la volonté de Dieu.

De surcroît, cette demande exprime le désir que Dieu achève bientôt son Œuvre de rédemption.

12.1.7.2.5 « Donne-nous aujourd´hui notre pain quotidien » Retour en haut de page

Au sens large, cette demande vise la conservation de la Création. Par ailleurs, elle est la prière, adressée au Seigneur, de bien vouloir accorder à l´homme tout ce dont il a besoin pour son existence terrestre, à savoir, notamment, la nourriture, le vêtement et le gîte.

Au sens figuré, il s´agit de la demande de recevoir la parole de Dieu en guise de « nourriture » pour l´âme immortelle (Jé 15 : 16).

Cette demande concerne aussi le pain de vie, la sainte cène, conformément à ces paroles de Jésus : « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu´un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c´est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde » (Jn 6 : 48-51). Dieu veille à ce que ce pain soit toujours renouvelé.

12.1.7.2.6 « ... pardonne-nous nos offenses, comme [...] nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » Retour en haut de page

À cause de leurs péchés, tous les hommes se rendent coupables devant Dieu et l´offensent ainsi. En demandant : « Pardonne-nous nos offenses », les croyants se confessent pécheurs devant Dieu et implorent sa grâce. Il est évident ici que le « Notre Père » présente aussi un aspect de repentance. La grâce du pardon de ses péchés et de l´affranchissement de sa culpabilité, le croyant l´obtient par le recours au sacrifice de Christ, car « en lui nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce » (Ep 1 : 7).

Le Fils de Dieu a assorti l´exaucement de cette demande à la condition, pour le croyant, de pardonner préalablement à ceux qui l´ont « offensé » ou qui se sont rendus coupables d´un tort envers lui. C´est là une condition capitale en vue de l´obtention du pardon, comme le montre le fait que Jésus l´a répétée et confirmée immédiatement à la suite du « Notre Père » (Mt 6 : 14-15). La parabole du méchant serviteur implique, elle aussi, le devoir de pardonner à ses débiteurs (Mt 18 : 21-35).

12.1.7.2.7 « Ne nous induis pas en tentation... » Retour en haut de page

Au moyen de la demande : « Ne nous induis pas en tentation », les croyants implorent Dieu de les aider à résister au péché de toutes leurs forces. Ils lui demandent également de faire en sorte que les épreuves de la foi ne soient pas trop difficiles ou encore qu´ils ne succombent pas à certaines offres de Satan. Bien évidemment, Dieu permet les tentations, au sens d´épreuves, dans le but de fournir l´occasion au croyant de faire ses preuves. Qu´il faille faire ses preuves en matière de foi, la dure épreuve que Dieu a imposée à Abraham, en lui demandant de sacrifier son fils Isaac (Ge 22 : 1-18), le montre.

Dieu veille à ne pas exposer la fidélité du croyant à une épreuve qui lui serait fatale : « Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d´en sortir, afin que vous puissiez la supporter » (1 Co 10 : 13).

L´apôtre Jacques a évoqué la tentation du péché : « Que personne, lorsqu´il est tenté, ne dise : C´est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu´elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort » (Ja 1 : 13-15). Par ces paroles, il nous conforte dans la certitude que notre Père céleste, qui nous rend capables de toute bonne œuvre par le Saint-Esprit et nous communique, dans le corps et le sang de Jésus, la force de venir à bout de nos imperfections, n´incite jamais au péché, mais qu´il met la foi à l´épreuve.

12.1.7.2.8 « ... mais délivre-nous du [mal] » Retour en haut de page

La demande : « Délivre-nous du mal » exprime le souhait que Dieu nous délivre des pressions visant à nous inciter au péché. Ce mal dont Dieu doit nous délivrer réside dans tout ce qui provient de Satan. Finalement, le croyant demande à Dieu de le délivrer du malin en personne.

Jésus-Christ a rendu cette délivrance possible au moyen de son sacrifice. En Jésus-Christ, « nous avons la rédemption, le pardon des péchés » (Col 1 : 14). La rédemption est un processus inscrit dans la durée, à la fin duquel il y a l´affranchissement total de toute emprise de Satan ; alors seulement, la rédemption est achevée.

12.1.7.2.9 « Car c´est à toi qu´appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. » Retour en haut de page

Aux demandes fait suite une louange (doxologie) de Dieu [17], qui rend au Très-Haut l´honneur et la gloire qui lui sont dus. Lui, le souverain de son royaume, procure au croyant la force qui lui permettra de partager la gloire de Dieu en éternité. C´est ce qui s´accomplira, pour l´Église-Épouse, lors du retour de Christ : « Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire » (Col 3 : 4).

[17] Cette prière à la gloire de Dieu (doxologie) ne figure pas dans toutes les traductions de le Bible.

12.1.7.2.10 « Amen » Retour en haut de page

Venant de l´hébreu, le mot « Amen » signifie : « Ainsi soit-il. » Il clôt la prière du « Notre Père » et confirme une fois encore chaque demande et chaque déclaration qui y sont adressées à Dieu.

EN BREF Retour en haut de page

En enseignant la prière du « Notre Père », Jésus a donné un exemple de la manière dont il faut prier Dieu. (12.1.7)

C´est la seule prière que l´assemblée récite en commun, en des termes bien définis, d´après Matthieu 6 : 9-13. Elle est prononcée dans le contexte de l´absolution et de la célébration de la sainte cène. (12.1.7.1)

L´invocation de Dieu est suivie des demandes ; la conclusion consiste en une louange de Dieu. (12.1.7.2)

Les croyants sanctifient le nom de Dieu en lui rendant toute gloire et en s´efforçant de vivre conformément à sa volonté. (12.1.7.2.2)

« Que ton règne vienne » est la demande que la présence du Seigneur dans l´Église soit de mieux en mieux perceptible. Y est abordée de surcroît la révélation du royaume futur de Dieu qui commencera par les noces dans le ciel. (12.1.7.2.3)

Le souhait que Dieu façonne toute chose à sa volonté ici-bas aussi s´exprime dans la demande : « Que ta volonté soit faite. » Les croyants prient Dieu afin de réussir à mettre sa volonté en pratique. (12.1.7.2.4)

« Donne-nous aujourd´hui notre pain quotidien » : C´est la prière adressée à Dieu d´accorder à l´homme tout ce dont il a besoin pour vivre. Au sens large, cette demande vise la conservation de la Création. (12.1.7.2.5)

« Pardonne-nous nos offenses... » : Par ces mots, les croyants se confessent pécheurs devant Dieu et implorent sa grâce. « ... comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » : Pour obtenir le pardon, il est important de pardonner à ceux qui nous ont causé du tort. (12.1.7.2.6)

Au moyen de la demande de ne pas être induits en tentation, les croyants implorent Dieu de les aider à résister au péché et à faire en sorte que les épreuves de la foi ne soient pas trop dures. (12.1.7.2.7)

« ... mais délivre-nous du mal » exprime le souhait que Dieu nous délivre des détresses qui visent à nous inciter au péché, et, finalement, qu´il nous affranchisse définitivement de l´emprise du mal. (12.1.7.2.8)

La louange de Dieu rend au Très-Haut l´honneur et la gloire qui lui sont dus. (12.1.7.2.9)

Chaque demande, chaque déclaration est confirmée par l´ « Amen », au sens de « Ainsi soit-il », qui clôt la prière. (12.1.7.2.10)

12.1.8 Le pardon des péchés au cours du service divin Retour en haut de page

Le pardon des péchés est possible seulement par le recours à la grâce de Dieu. L´amour qu´il porte à l´homme pécheur s´est révélé dans l´incarnation de Dieu en Jésus-Christ et dans la mort de ce dernier à la croix. Ce sacrifice parfait et éternellement valable constitue le fondement du pardon des péchés.

Le pardon des péchés (l´absolution) n´est pas un sacrement, mais bel et bien une condition nécessaire à la digne réception des sacrements.

Il est annoncé à la suite de la prière commune du « Notre Père », en les termes suivants :

« Selon la mission que j´ai reçue de l´apôtre, mon mandant, je vous annonce la bonne nouvelle : Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, vos péchés vous sont pardonnés. La paix du Ressuscité soit avec vous ! Amen. »

L´assemblée confirme la réception du pardon dans un acte de foi en disant : « Amen ».

12.1.8.1 C´est Dieu qui pardonne Retour en haut de page

C´est la Trinité divine qui efface les péchés. L´homme n´est pas en mesure de le faire par lui-même (Mt 16 : 26 ; Lu 5 : 21-24 ; Ro 4 : 8).

Même si le sacrifice éternellement valable de Jésus-Christ est le fondement du pardon des péchés, Dieu, dans sa toute-puissance, peut pardonner des péchés à tout moment. Jésus-Christ avait ainsi le pouvoir de pardonner les péchés avant même d´avoir offert sa vie innocente en sacrifice (Mc 2 : 5.10).

12.1.8.2 La patience de Dieu : Le culte sacrificiel de l´Ancien Testament Retour en haut de page

Dieu avait ordonné le culte sacrificiel vétérotestamentaire (Lé 19 : 22). Au moyen du sacrifice offert par le sacrificateur, les hommes sollicitaient la grâce de Dieu. Cependant, les sacrifices alors offerts n´effaçaient aucun péché, mais opéraient simplement une remise jusqu´à la mort sacrificatoire de Jésus. Les hommes pécheurs de l´Ancienne Alliance vivaient ainsi de la patience de Dieu (Ro 3 : 25-26). Des prophètes ont annoncé un pardon des péchés qui serait plus qu´une simple « couverture », à savoir un effacement, un affranchissement (Es 1 : 18).

12.1.8.3 Le sacrifice de Christ, fondement du pardon des péchés Retour en haut de page

Le sacrifice parfait de Christ a remplacé le culte sacrificiel vétérotestamentaire. Jésus-Christ a mené une vie impeccable. Au moyen de son sacrifice, du don librement consenti de sa vie (Jn 10 : 17-18), il a brisé le pouvoir de Satan et vaincu le diable et les œuvres de celui-ci, à savoir le péché et la mort (2 Co 5 : 21). Depuis lors, le pardon des péchés, au sens d´effacement, d´affranchissement (Hé 10 : 18), et la rédemption du péché et de la mort sont possibles (Ro 3 : 24).

12.1.8.4 Conditions à remplir pour l´obtention du pardon des péchés Retour en haut de page

Pour obtenir le pardon des péchés et échapper à la mort spirituelle, le pécheur doit remplir cette première condition qui consiste à croire en Jésus-Christ comme étant le Rédempteur (Jn 8 : 24). Outre la foi en le fait que le pardon des péchés est annoncé aux hommes par les apôtres de Jésus-Christ (Jn 20 : 23), sont nécessaires aussi :

  • un examen approfondi de soi, dans le but de discerner ses propres fautes,

  • la prise de conscience du fait d´avoir péché et de dépendre de la grâce,

  • le désir sincère d´être réconcilié avec Dieu,

  • la confession des péchés à Dieu dans la prière du « Notre Père », par la demande : « Pardonne-nous nos offenses »,

  • le repentir et le regret, accompagnés de la sincère résolution de venir à bout de ses fautes et faiblesses,

  • la volonté de se réconcilier avec ses débiteurs (« ceux qui nous ont offensés »),

  • la réception de l´absolution dans un cœur croyant.

12.1.8.5 Repentir et regret Retour en haut de page

Le repentir procède de la prise de conscience de l´ état de péché ou de son mauvais comportement. Il implique le regret, cette peine qu´engendre l´injustice commise par action ou par omission, et les efforts sincères en vue de changer de mentalité et de s´amender. La dimension concrète du repentir, condition nécessaire au pardon, peut dépendre du degré de conscience de son état de péché et des péchés commis. De surcroît, il y a une grande différence entre le fait de pécher sciemment ou inconsciemment.

De même, s´agissant du regret associé au repentir, ce n´est pas l´homme, mais Dieu seul qui en détermine la mesure nécessaire. Si ce regret est sincère et profond, et si le repentir s´exprime par la disposition à changer de mentalité et de comportement, on est en droit d´espérer en la grâce de Dieu.

En cas de faits particulièrement pesants qui l´empêchent de retrouver la paix intérieure, bien qu´il ait reçu l´absolution dans un cœur croyant, le croyant a la possibilité de se confesser (cf. 12.4.4).

Le regret sincère et la volonté de se réconcilier avec son prochain vont de pair. Dans la mesure du possible, il faut aussi réparer le préjudice causé (No 5 : 6-7 ; Lu 19 : 8).

12.1.8.6 Le péché qui n´est pas pardonné Retour en haut de page

Il y a un péché impardonnable : le blasphème contre le Saint-Esprit. Voici ce qu´en dit le Fils de Dieu : « Quiconque blasphémera contre le Saint-Esprit n´obtiendra jamais de pardon : il est coupable d´un péché éternel » (Mc 3 : 29). Blasphémer contre le Saint-Esprit, c´est prêter au Saint-Esprit, par hostilité ou bassesse, des intentions diaboliques ou séductrices.

12.1.8.7 Le pouvoir d´annoncer le pardon Retour en haut de page

Le pardon des péchés doit être annoncé. Jésus a accordé le pardon des péchés à certains individus (p. e. Lu 7 : 48).

Le pardon des péchés est opéré par l´absolution que des ministres mandatés prononcent au nom de Jésus-Christ. En général, l´absolution est annoncée à toute l´assemblée, au cours du service divin. Elle n´est cependant efficace que pour celui qui la reçoit dans un cœur croyant et qui en remplit les conditions nécessaires.

Le pouvoir d´annoncer le pardon des péchés au nom de Jésus est inhérent au ministère de la réconciliation, l´apostolat (Jn 20 : 23). C´est par mission de l´apôtre que les ministres sacerdotaux annoncent l´absolution au nom de Jésus, avec la même efficacité que leur mandant.

12.1.8.8 Les effets du pardon des péchés Retour en haut de page

L´absolution annoncée au nom de Jésus par un ministre dûment mandaté et reçue dans un cœur croyant fait disparaître le péché (1 Jn 2 : 12) et efface la culpabilité envers Dieu (Mt 6 : 12). Pour autant, elle n´abolit pas les conséquences matérielles, morales et juridiques ni les responsabilités qui résultent du comportement pécheur.

Aux croyants dont les péchés ont été pardonnés est accordée la paix que procure Jésus-Christ, en les termes suivants : « La paix du Ressuscité soit avec vous ! » Quand cette paix emplit le cœur, la peur des conséquences du péché vis-à-vis de Dieu disparaît.

EN BREF Retour en haut de page

Le sacrifice parfait et éternellement valable de Jésus-Christ constitue le fondement du pardon des péchés. (12.1.8)

Le pardon des péchés (l´absolution) n´est pas un sacrement, mais bel et bien une condition nécessaire à la digne réception des sacrements. (12.1.8)

C´est la Trinité divine qui efface les péchés. L´homme n´est pas en mesure de le faire par lui-même. (12.1.8.1)

Le culte sacrificiel vétérotestamentaire n´effaçait aucun péché, mais opérait simplement une remise jusqu´à la mort sacrificatoire de Jésus. Depuis le sacrifice de Christ, le pardon des péchés, au sens d´effacement, d´affranchissement (Hé 10 : 18), et la rédemption du péché et de la mort sont possibles. (12.1.8.2; 12.1.8.3)

La condition nécessaire à l´obtention du pardon des péchés est la foi en Jésus-Christ, le Rédempteur. Sont nécessaire aussi la prise de conscience et la confession des péchés, le repentir, le regret et la volonté de réconciliation. (12.1.8.4)

La prise de conscience de l´ état de péché est une condition préalable au repentir qui implique le regret et des efforts sincères en vue de changer de mentalité et de s´amender. Si le regret et le repentir sont sincères, l´espoir en la grâce de Dieu est permis. (12.1.8.5)

Le blasphème contre le Saint-Esprit n´est pas pardonné. (12.1.8.6)

Le pardon des péchés doit être annoncé. Il est opéré par l´absolution prononcée au nom de Jésus-Christ et effectif pour celui qui le reçoit dans un cœur croyant. Le pouvoir d´annoncer le pardon des péchés est inhérent au ministère de la réconciliation, l´apostolat. (12.1.8.7)

Les péchés de ceux qui reçoivent l´absolution dans un cœur croyant sont pardonnés, et leur culpabilité envers Dieu est effacée. La paix que procure Jésus-Christ leur est accordée. (12.1.8.8)

12.1.9 La dispensation des sacrements au cours du service divin Retour en haut de page

La dispensation des sacrements est un moment fort du service divin. La communication des sacrements aux croyants fait participer ces derniers du salut et de la rédemption devenus possibles par l´incarnation de Dieu en Jésus-Christ, sa mort sacrificatoire et sa résurrection (cf. 8). Ce sont des actes accomplis dans la puissance du Saint-Esprit.

Les actes sacramentels du saint baptême d´eau et de la sainte cène sont accomplis par des apôtres ou des ministres sacerdotaux mandatés par eux. Le saint-scellé est dispensé exclusivement par des apôtres.

Par principe, la sainte cène est célébrée lors de chaque service divin conduit par un apôtre ou un ministre sacerdotal. Lors d´occasions particulières (par ex. des cérémonies nuptiales, des services funèbres), la liturgie de la parole se fera sans célébration de la sainte cène.

La réception de l´hostie consacrée est précédée par le pardon des péchés, dans le but de permettre à l´homme d´avoir part, dans un état de dignité, à l´acte salvifique accompli par Dieu en Jésus-Christ et accessible dans le sacrement.

Lors de la dispensation du saint baptême d´eau et du saint-scellé, les participants au service divin constituent les témoins de l´acte salvifique sacramentel et du vœu de fidélité prononcé, devant Dieu et l´assemblée, par ceux qui reçoivent le sacrement.

Les trois sacrements sont aussi accessibles aux enfants qui, si possible, prennent part avec l´assemblée à la célébration de la sainte cène lors des services divins.

Après la célébration de la sainte cène avec l´assemblée, le dimanche et lors des fêtes chrétiennes, l´apôtre-patriarche ou les apôtres de district ou encore l´apôtre mandaté par eux dispensent aussi ce sacrement aux défunts. À cette occasion, deux ministres reçoivent le corps et le sang de Christ en lieu et place des défunts. Trois fois l´an ont lieu des services divins spéciaux, lors desquels l´apôtre-patriarche, les apôtres de district ou des apôtres mandatés par eux dispensent les trois sacrements aux défunts ; là encore, deux ministres les reçoivent en lieu et place de ces derniers.

12.1.10 La bénédiction finale Retour en haut de page

À la fin du service divin, la bénédiction de la Trinité divine est dispensée à toutes les personnes présentes. Avec la formule trinitaire introductive, la « bénédiction finale » forme le cadre, à l´intérieur duquel se déroule l´acte cultuel, et montre que tout procède de la Trinité divine et se focalise sur elle. Cette bénédiction est donnée à l´assemblée selon les termes en II Corinthiens 13 : 13 : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l´amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! »

12.1.11 Les bénédictions dispensées au cours du service divin Retour en haut de page

À l´exception de la bénédiction prénatale, les bénédictions sont dispensées, en règle générale, au cours du service divin. La confirmation, qui est directement liée aux sacrements du saint baptême d´eau et du saint-scellé, a lieu avant la célébration de la sainte cène ; toutes les autres bénédictions sont dispensées après elle.

L´admission au sein de la communauté d´invités ayant reçu le saint baptême d´eau en bonne et due forme dans d´autres Églises est aussi à considérer comme une bénédiction. Les candidats à l´admission professent leur adhésion à la foi néo-apostolique et se voient accorder durablement l´accès à la sainte cène. Pendant le service divin, l´admission a lieu au nom de la Trinité divine, avant la célébration de la sainte cène.

Au sens large, la dédicace d´un édifice cultuel ou d´un lieu de célébration fait aussi partie des bénédictions. On y procédera au cours du premier service divin, avant la partie consacrée à la prédication.

12.1.12 Ordination, installation dans une charge, confirmation dans un ministère et admission à la retraite Retour en haut de page

L´ordination est l´installation dans un ministère spirituel. Cet acte est exclusivement du ressort des apôtres.

Dans la liturgie, l´ordination fait suite à la dispensation des sacrements et a lieu après la célébration de la sainte cène. Après s´être adressé à eux, l´apôtre demande aux serviteurs à ordonner s´ils sont disposés à accepter le ministère qui leur est proposé et à l´exercer dans la fidélité à Dieu, conformément à la doctrine de Jésus et à la confession de foi néo-apostolique, en aimant les fidèles et en obéissant aux apôtres de Jésus. Ils en font serment en disant « oui » devant Dieu qui les appelle au service et devant l´assemblée des fidèles. C´est à genoux qu´ils reçoivent ensuite leur ministère par l´imposition des mains et la prière de l´apôtre.

L´installation dans la charge de conducteur d´une communauté ou d´un district, qui, par principe, est également effectuée par un apôtre, s´accompagne de la promesse de la bénédiction divine. Elle n´équivaut pas à une ordination.

Si un ministre déménage hors du champ d´activité dans lequel son mandat ministériel s´applique, il lui faut être confirmé dans son ministère pour pouvoir l´exercer dans son nouveau champ d´activité. C´est l´apôtre ou un ministre mandaté par lui à cet effet qui procède à cette confirmation.

En règle générale, l´admission à la retraite marque la fin de l´exercice actif d´un ministère. C´est l´apôtre qui y procède par principe, au cours d´un service divin. Il remercie le ministre pour tout ce qu´il a accompli, mû par l´amour de Christ, et le délie de l´exercice actif de son ministère.

EN BREF Retour en haut de page

Les sacrements du saint baptême d´eau et de la sainte cène sont accomplis par des apôtres ou des ministres sacerdotaux mandatés par eux. Le saint-scellé est dispensé exclusivement par des apôtres. Les trois sacrements sont aussi dispensés aux enfants. (12.1.9)

Par principe, la sainte cène est célébrée lors de chaque service divin. Lors d´occasions particulières (par ex. des services funèbres), la liturgie de la parole se fera sans célébration de la sainte cène. (12.1.9)

À la fin du service divin, la bénédiction de la Trinité divine est dispensée à toutes les personnes présentes, selon les termes en II Corinthiens 13 : 13. (12.1.10)

Les ordinations, les installations dans une charge et les admissions à la retraite ont lieu au cours d´un service divin, après la dispensation des sacrements. (12.1.12)

12.1.13 Le service divin en faveur des défunts Retour en haut de page

Trois fois l´an, le premier dimanche des mois de mars, juillet et novembre, ont lieu des services divins en faveur des défunts. Dans leur perspective, les chrétiens néo-apostoliques prient pour les défunts qui n´ont pas été rédimés, afin qu´ils aient accès au salut en Christ.

La volonté salvifique de Dieu englobe tous les hommes, et Jésus-Christ est le Seigneur des morts et des vivants (Ro 14 : 9. BFC).

Au sein de l´Église de Corinthe, des vivants se faisaient déjà baptiser pour les morts (1 Co 15 : 29).

Cette pratique se perpétue au cours des services divins en faveur des défunts, célébrés par l´apôtre-patriarche et les apôtres de district : deux ministres y reçoivent le saint baptême d´eau, le saint-scellé et la sainte cène en lieu et place des défunts. Ces sacrements sont dispensés de la même manière qu´ils le sont d´habitude à des vivants. Dans les autres communautés, une prière spéciale en faveur des défunts est prononcée après la célébration de la sainte cène.

Les services divins en faveur des défunts occupent une place importante dans l´année liturgique néo-apostolique. Le dimanche qui les précède, les communautés s´y préparent au cours du service divin. Mus par la miséricorde et la compassion, les fidelès prient en faveur des défunts n´ayant pas eu accès au salut.

EN BREF Retour en haut de page

Trois fois l´an ont lieu des services divins en faveur des défunts. (12.1.13)

Les chrétiens néo-apostoliques prient pour les défunts qui n´ont pas été rédimés, afin qu´ils aient accès au salut en Christ. (12.1.13)

12.1.14 Le rôle de la musique pendant le service divin Retour en haut de page

La musique a pour rôle de louer et de célébrer Dieu pendant le service divin (Ps 150). Elle est au service de l´assemblée et de la parole : elle est à même de toucher les cœurs, elle prépare l´assemblée à adhérer à la prédication et elle soutient la parole de Dieu. Le chant de l´assemblée et du chœur ainsi que la musique instrumentale sont expression et source de courage, de force et d´assurance. La musique peut aussi procurer du réconfort à ceux qui sont tristes et affligés. Enfin et non en dernier, la musique développe, en ceux qui l´écoutent et en ceux qui l´exécutent, le sens de la communion fraternelle.

Dans le but de toucher tous les participants aux services divins, la littérature musicale de l´Église comprend une diversité de genres, de styles et de degrés de difficulté. À l´échelle internationale, l´Église s´efforce, lors des services divins et d´autres manifestations ecclésiales, de conserver et de cultiver les traditions musicales propres aux diverses cultures de ses membres.

Avant le service divin, la musique et la méditation favorisent le recueillement des participants et préparent la proclamation de la parole. L´assemblée chante au début du service divin ; c´est une manière d´intégrer activement toutes les personnes présentes à l´acte cultuel. Avant la célébration de la sainte cène, l´assemblée peut témoigner de sa disposition à la repentance en chantant un cantique approprié. Le cantique qui accompagne la célébration de la sainte cène offre l´occasion aux fidèles d´exprimer à Jésus-Christ l´amour et la reconnaissance qu´ils éprouvent en recevant ce sacrement.

Après la bénédiction finale, le « triple Amen » chanté par l´assemblée marque la fin du service divin. En règle générale, suivent encore un chant de l´assemblée ou du chœur, ou l´interprétation d´un morceau instrumental.

La musique peut ainsi donner de la profondeur au vécu du service divin : « Que la parole de Christ demeure en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs en vertu de la grâce » (Col 3 : 16).

EN BREF Retour en haut de page

La musique a pour rôle de louer et de célébrer Dieu pendant le service divin (Ps 150). Elle est au service de l´assemblée et de la parole. (12.1.14)

12.2 Les bénédictions Retour en haut de page

Dans l´Église néo-apostolique, des bénédictions sont dispensées aux fidèles aux occasions suivantes : confirmation, fiançailles, mariage et anniversaires de mariage. Elles le sont généralement au cours d´un service divin. La bénédiction prénatale est dispensée en dehors du cadre cultuel.

Lors de la dispensation d´une bénédiction, Dieu se tourne vers l´homme qui l´en prie sincèrement pour lui exprimer le plaisir qu´il prend en lui. C´est par l´intermédiaire d´apôtres ou de ministres sacerdotaux que Dieu promet aide, grâce et miséricorde au croyant. La bénédiction aaronitique est le modèle vétérotestamentaire d´une telle bénédiction ; Dieu avait chargé les sacrificateurs de la communiquer aux enfants d´Israël (No 6 : 24-26).

12.2.1 La bénédiction prénatale Retour en haut de page

La grossesse et la naissance d´un enfant sont vécues par les parents comme une phase particulière de leur existence, pendant laquelle ils bénéficient d´un accompagnement pastoral approprié.

Dès le début, les parents sont coresponsables de cette nouvelle vie.

Le premier acte visible de Dieu à l´égard de l´homme consiste en la dispensation d´une bénédiction prénatale. L´acte est administré à la mère, à sa demande. Par cet acte, Dieu la fortifie, afin qu´elle puisse procurer des soins spirituels à son enfant au cours de son développement intra-utérin. Cette bénédiction profite également à l´âme de l´enfant à naître et confère ainsi la certitude à sa mère que ses destinées et celles de son enfant sont entre les mains du Seigneur.

Tout au long de sa croissance intra-utérine, l´enfant est totalement uni à sa mère. Il n´absorbe pas seulement ce qu´elle consomme physiquement, mais l´âme de l´enfant s´imprègne aussi des sentiments et du vécu de sa mère. C´est pour cette raison qu´elle peut, par ses prières et l´intégration délibérée de son enfant dans sa vie de foi, contribuer à lui assurer des soins spirituels prénatals que Dieu agrée.

La bénédiction prénatale n´est pas la promesse d´une grossesse exempte de problèmes ni de la naissance en bonne santé de l´enfant.

12.2.2 La confirmation Retour en haut de page

La confirmation est l´acte par lequel de jeunes chrétiens néo-apostoliques prennent à leur compte des devoirs que leurs parents s´étaient engagés à remplir à leur place au moment de leur baptême et de leur saint-scellé. Désormais chrétiens majeurs, ils sont entièrement responsables devant Dieu de leurs actes et omissions. Ils s´engagent à rester fidèles à Dieu et professent publiquement leur adhésion à la foi néo-apostolique.

12.2.2.1 Âge et conditions à remplir en vue de la confirmation Retour en haut de page

L´âge requis pour la confirmation est variable ; il se réfère à celui de la majorité religieuse ou à la période de la vie où l´adolescent est généralement en mesure d´apprécier les conséquences de ses actes et d´assumer la responsabilité de sa vie de foi.

Dans leur foyer parental, lors des services divins et pendant les cours d´instruction religieuse, les adolescents sont éduqués dans la foi. Dernier niveau du cycle de la catéchèse, le cours de catéchisme vise, outre à les préparer en vue de la confirmation, à faire en sorte que les confirmands

  • connaissent les grandes lignes de la doctrine et plus particulièrement les dix articles de la confession de foi ;

  • sachent apprécier de mieux en mieux la valeur de la foi ;

  • s´efforcent sincèrement de conformer leur vie aux exigences de l´Evangile ;

  • se focalisent sur le but de la foi, le retour de Christ.

La fréquentation des services divins et du cours de catéchisme est la condition requise en vue de la confirmation.

12.2.2.2 Vœu et bénédiction de la confirmation Retour en haut de page

La confirmation a lieu dans le cadre d´un service divin. Les confirmands répondent d´abord par l´affirmative à la question de savoir s´ils sont résolus à garder fidélité à Dieu, puis ils récitent ensemble le vœu de confirmation, qui s´inspire d´une ancienne liturgie baptismale du IIIe siècle. Ils le font devant Dieu et l´assemblée, dans les termes suivants :

« Je renonce au diable, à toutes ses œuvres et manifestations, et je me donne à toi, ô Trinité divine, Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, dans la foi et l´obéissance, et avec la sincère résolution de te rester fidèle jusqu´à mon dernier jour. Amen ! »

Y est évoqué le principe selon lequel les confirmands s´efforcent de fuir tout ce qui est mal et qui s´oppose à Dieu, pour suivre résolument le chemin tracé par l´Evangile. Ils professent leur foi en la Trinité divine et affirment leur intention de mener leur vie dans la foi et l´obéissance à Dieu.

Après avoir prié, l´officiant dispense la bénédiction de la confirmation aux confirmands en leur imposant les mains. Cette bénédiction les conforte dans leurs efforts en vue de respecter leur vœu et de rester fidèles à Jésus-Christ en paroles en en actes.

12.2.3 Mariage, anniversaires de mariage et fiançailles Retour en haut de page

Le mariage est la communauté de vie voulue par Dieu et contractée pour une durée illimitée par deux personnes de sexe différent. Il se fonde sur une démarche volontaire, par laquelle l´époux et l´épouse prennent mutuellement soin de leur personne physique et psychique. La bénédiction religieuse revêt une importance capitale pour la vie commune des époux. Le mariage religieux est obligatoirement précédé par le mariage civil ou traditionnel.

Par leur vœu public de fidélité, les deux époux s´engagent à parcourir et à façonner ensemble le chemin de leur vie. Le mariage religieux place leur union sous les effets de la bénédiction de Dieu.

12.2.3.1 La bénédiction nuptiale Retour en haut de page

Par principe, le mariage religieux se déroule dans le cadre d´un service divin. Lors de l´allocution précédant la dispensation de la bénédiction nuptiale, des indications sont données aux époux, qui leur permettent de mener une vie conjugale bénie. L´officiant leur pose la question de savoir s´ils sont disposés à rester fidèles l´un à l´autre, à se prêter mutuellement assistance en toutes circonstances et à s´aimer tout au long de leur vie. Les époux en font serment devant Dieu et l´assemblée par un « oui ». Ils reçoivent alors la bénédiction de la Trinité divine, afin qu´ils puissent respecter leur promesse.

L´amour pour Dieu et pour le conjoint sont des conditions majeures à remplir par les deux époux, en vue d´assurer la bénédiction pleine et entière de leur mariage et de leur procurer la force de vivre en harmonie l´un avec l´autre et de maîtriser les situations difficiles avec l´aide de Dieu. Une autre tâche importante qui incombe aux époux néo-apostoliques consiste à se soutenir réciproquement afin d´atteindre le but de la foi.

12.2.3.2 Bénédiction dispensée à l´occasion de certains anniversaires de mariage Retour en haut de page

À la demande des époux, une bénédiction leur est dispensée à l´occasion des anniversaires de mariage suivants :

  • noces d´argent (25 ans)

  • noces d´émeraude (40 ans)

  • noces d´or (50 ans)

  • noces de diamant (60 ans)

  • noces de palissandre (65 ans)

  • noces de vermeil (70 ans)

  • noces d´albâtre (75 ans)

La bénédiction de Dieu leur est renouvelée, et ils sont recommandés à la sollicitude et à l´assistance divines.

12.2.3.3 La bénédiction des fiançailles Retour en haut de page

Les fiançailles représentent une promesse sérieuse de mariage. Sur demande, la bénédiction des fiançailles peut être dispensée au cours d´un service divin. Les fiancés déclarent publiquement devant l´assemblée qu´ils sont disposés à se préparer d´une manière agréable à Dieu en vue de leur mariage. À cette fin, ils reçoivent la bénédiction de Dieu.

EN BREF Retour en haut de page

L´Église dispense une bénédiction spéciale à ses fidèles, à l´occasion des événements saillants qui jalonnent leur vie : la confirmation, les fiançailles, le mariage et les anniversaires de mariage. (12.2)

Le premier acte visible de Dieu à l´égard de l´homme consiste en la dispensation d´une bénédiction prénatale. Cette bénédiction profite à la mère et à son enfant. (12.2.1)

Lors de la confirmation, les jeunes chrétiens font serment de fidélité envers Dieu et déclarent publiquement leur adhésion à la foi néo-apostolique. Ils récitent le vœu de confirmation devant Dieu et l´assemblée. La bénédiction de la confirmation accompagnera ces jeunes gens et les aidera à respecter leur serment. (12.2.2; 12.2.2.2)

Lors de leur mariage, les époux se promettent mutuellement fidélité, assistance et amour devant Dieu et l´assemblée. À cette fin, ils reçoivent la bénédiction nuptiale. Sur demande, la bénédiction du mariage est renouvelée lors de certains anniversaires. (12.2.3; 12.2.3.1; 12.2.3.2)

12.2.4 Dédicace d´édifices cultuels Retour en haut de page

La dédicace d´un édifice cultuel a lieu à l´occasion du premier service divin qui y est célébré. À l´exception de l´acte de consécration, accompli, la plupart du temps, par l´apôtre de district ou l´apôtre, le déroulement du service divin de dédicace est identique à celui des autres services divins.

Le service de dédicace s´articule autour d´une parole biblique ayant trait à l´événement. Dans ses propos introductifs, l´officiant rend grâces à Dieu ; il remercie généralement aussi les fidèles pour leur esprit de sacrifice ainsi que toutes les personnes ayant participé d´une manière ou d´une autre à la construction de l´église. L´histoire de la communauté sera également retracée.

Lors de la prière de consécration, le bâtiment est dédié, au nom de la Trinité divine, à sa vocation sacrée. Il est ainsi consacré pour être le lieu de manifestation du Saint-Esprit. Désormais, la parole de Dieu y sera annoncée, et les sacrements y seront dispensés. Toute manifestation s´y déroulant contribuera au perfectionnement, en vue du retour de Jésus-Christ, de ceux qui aspirent au salut. L´édifice cultuel et tous ceux qui s´y assemblent sont recommandés à la protection de Dieu et aux services de ses anges.

L´église consacrée est désormais un lieu d´adoration de Dieu ainsi qu´un lieu de refuge pour les hommes en quête du salut, qui sert à offrir la consolation divine, l´affermissement de la foi et la paix de l´âme au cours des services divins.

Dès lors qu´une église n´est plus utilisée à des fins cultuelles, on y célébrera un service de déconsécration. Au cours de ce service divin, la vocation de l´édifice, qui lui avait été dédiée lors de la consécration, à être un lieu saint où Dieu agit, est rendue caduque. Une fois déconsacré, il redevient un édifice quelconque pouvant être affecté à d´autres usages.

EN BREF Retour en haut de page

Lors de sa dédicace, le bâtiment est dédié, au nom de la Trinité divine, à sa vocation sacrée. Il est ainsi consacré pour être le lieu de manifestation du Saint-Esprit. (12.2.4)

Dès lors qu´une église n´est plus utilisée à des fins cultuelles, on procédera à sa déconsécration. (12.2.4)

12.3 Les obsèques religieuses Retour en haut de page

La mort d´un être cher plonge ses proches dans la douleur et la tristesse. Ceux qui sont ainsi endeuillés apprécient la sollicitude d´autrui. La consolation et le réconfort leur sont proposés lors des obsèques religieuses qui consistent en un service divin à caractère particulier ; la parole qui y est prêchée s´adresse aussi à l´âme du défunt, qui est recommandée à la grâce de Dieu.

L´assemblée qui se réunit à l´occasion de la cérémonie funèbre entoure les personnes endeuillées pour leur témoigner sa sympathie et leur procurer un sentiment de sécurité ; de surcroît, elle rend, par sa présence, un ultime hommage au défunt.

Comme tout autre service divin, le service funèbre est caractérisé par l´activité du Saint-Esprit. La parole suscitée par lui procure la consolation divine aux proches du défunt et à l´assemblée. Cette consolation réside avant tout dans l´espérance en le retour de Christ, en la résurrection des morts en Christ, qui y est liée, et en l´union avec eux (1 Th 4 : 13-18). Les personnes endeuillés trouvent également du réconfort dans la certitude de les retrouver dans l´au-delà.

Au cours de la cérémonie funèbre, on évoque habituellement aussi, de manière appropriée, la vie du défunt.

Par des paroles solennelles, le corps sans âme du défunt est ensuite rendu à la terre (Ge 3 : 19) ; son âme et son esprit sont recommandés, par le biais d´une parole de réconfort et de bénédiction, à la grâce et à la miséricorde de Jésus-Christ, le Rédempteur, afin qu´il les garde en vue de la résurrection à la vie éternelle.

Les rites funéraires ainsi que l´importance accordée aux cérémonies funèbres varient d´un pays à l´autre. La manière dont le corps est ou non inhumé n´a aucune importance en vue de la résurrection du défunt.

EN BREF Retour en haut de page

Les obsèques religieuses procurent consolation et réconfort aux personnes endeuillées. Leu consolation réside avant tout dans l´espérance en le retour de Christ et en la résurrection des morts en Christ. (12.3)

Le corps sans âme est inhumé ; l´esprit et l´âme sont recommandés à la grâce de Dieu. (12.3)

La manière dont le corps est ou non inhumé n´a aucune importance en vue de la résurrection du défunt. (12.3)

12.4 La pastorale Retour en haut de page

Ce qui nous est rapporté au sujet des faits et gestes de Jésus nous permet de discerner la teneur et l´importance de la pastorale. Il s´est tourné vers les pécheurs sans faire aucun favoritisme et leur a fait percevoir l´amour qu´il leur portait : il les écoutait, les aidait, les consolait, les conseillait, les rappelait à l´ordre, les fortifiait, priait pour eux et les enseignait.

Jésus est venu pour tous les hommes, mais tous ne le reçoivent pas. Ceux qui lui appartiennent lui ont été confiés par son Père, et il veut garder tous les siens, sans en perdre aucun (Jn 17 : 12).

Les paroles et les actes de Jésus-Christ constituent le modèle parfait de toute pastorale ; c´est sur le Fils de Dieu que tout ministre en charge d´âmes doit prendre exemple.

À cette fin, Jésus propose l´image du bon berger qui connaît les siens, leur parle et marche devant eux : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. [...] Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main » (Jn 10 : 11.27-28). Par déduction, les serviteurs de l´Église ont pour tâche de « paître » le troupeau de Christ et de le préparer en vue du retour de Jésus-Christ, son souverain berger ; et ils le font « volontairement » et « avec dévouement » (1 Pi 5 : 2-4).

Par ailleurs, la pastorale est aussi l´affaire de toute l´Église et concerne les aides concrètes à la vie, selon les paroles : « Car j´ai eu faim, et vous m´avez donné à manger ; j´ai eu soif, et vous m´avez donné à boire ; j´étais étranger, et vous m´avez recueilli ; j´étais nu, et vous m´avez vêtu ; j´étais malade, et vous m´avez rendu visite ; j´étais en prison, et vous êtes venus vers moi » (Mt 25 : 35-36).

Au sein de l´Église néo-apostolique, la pastorale a pour objectif l´assistance au prochain en vue de sa délivrance du péché et de la mort ainsi que de son façonnement à la ressemblance de Christ. Le fondement et le pouvoir en résident uniquement dans le sacrifice de Jésus-Christ. Les efforts sincères déployés par le croyant pour faire sienne la nature de Christ sont soutenus par un accompagnement pastoral plein de sensibilité.

Selon Matthieu 28 : 18-20, Jésus a confié à ses apôtres la mission de prendre soin, par le recours à son mérite, des pécheurs pour les réconcilier avec Dieu. L´apôtre Paul souligne cet aspect essentiel de la mission pastorale apostolique en les termes suivants : « Nous faisons donc les fonctions d´ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Co 5 : 20).

Les apôtres et les ministres mandatés par eux ont pour tâche d´aider les croyants à être dignes et prêts pour le retour de Christ. D´ici-là, ils accompagneront pastoralement ceux qui sont confiés à leurs soins à travers les diverses situations auxquelles ces derniers seront personnellement confrontés au cours de leur vie.

EN BREF Retour en haut de page

Les paroles et les actes de Jésus-Christ constituent le modèle parfait de toute pastorale. (12.4)

La pastorale a pour objectif d´assister les croyants et de les préparer en vue du retour de Christ. Les ministres de l´Église accompagnent les membres confiés à leurs soins à travers les diverses situations, auxquelles ces derniers sont confrontés. (12.4)

La pastorale est l´affaire de toute l´Église et concerne les aides concrètes à la vie. (12.4)

12.4.1 L´instruction religieuse des enfants Retour en haut de page

Les enfants sont un don de Dieu (Ps 127 : 3). Leurs parents font de leur mieux pour prendre soin d´eux et les éduquer, et leur offrent tout leur amour.

Dès l´Ancienne Alliance, Dieu ordonne aux parents d´enseigner ses hauts faits et ses ordonnances à leurs enfants ; une éducation consciencieuse implique ceci : « Il a établi un témoignage en Jacob, il a mis une loi en Israël, et il a ordonné à nos pères de l´enseigner à leurs enfants, pour qu´elle soit connue de la génération future, des enfants qui naîtraient, et que, devenus grands, ils en parlent à leurs enfants, afin qu´ils mettent en Dieu leur confiance, qu´ils n´oublient pas les œuvres de Dieu, et qu´ils observent ses commandements (Ps 78 : 5-7 ; cf. De 6 : 6-7 ; 11 : 18-19).

Cette tâche fondée en Dieu de donner une éducation religieuse aux enfants incombe de nos jours aussi aux parents. Conscients de la responsabilité qui en découle pour eux, ils sont appelés à initier leurs enfants à agir de manière responsable, dans le respect des valeurs fondamentales de l´Evangile. Ils leur apprendront notamment à aimer Dieu et leur prochain, et seront leurs modèles en matière de prières et de sacrifices.

L´une des tâches importantes des ministres de l´Église et des frères et sœurs en charge de la fonction de moniteurs de l´instruction religieuse consiste à soutenir les parents dans leur responsabilité de faire de leurs enfants des chrétiens néo-apostoliques convaincus.

C´est là aussi l´objectif des services divins pour enfants qui ont lieu dans de nombreuses Églises territoriales. Lors de ces services, les adolescents vérifient la proximité de Dieu et sont initiés à la foi d´une manière appropriée à leur âge.

12.4.1.1 Les cours assurés par l´Église Retour en haut de page

Pendant les cours d´instruction religieuse assurés par l´Église, les enfants et adolescents apprennent à mener leur vie en étant conscients de leurs responsabilités devant Dieu. La promotion de la communion fraternelle et du sentiment d´union est l´un des objectifs essentiels de ces cours.

Le cycle d´instruction proposé est adapté à l´âge et au stade de développement des enfants ; l´objectif pédagogique est déterminé par l´Evangile.

Les moniteurs sont formés à leurs tâches et bénéficient d´un accompagnement tout au long de leur activité.

12.4.1.1.1 L´école préparatoire du dimanche Retour en haut de page

Là où c´est possible, une séance « d´école préparatoire du dimanche », destinée aux enfants qui ne sont pas encore d´âge scolaire, est organisée pendant la durée du service divin dominical. L´objectif déclaré en est un éveil de l´enfant à Dieu et à son activité, de manière à créer et à développer, en les enfants, une relation de confiance à Dieu et à Jésus-Christ. Les enfants ont le sentiment suivant : « Dieu m´aime, je peux tout lui dire ; je peux avoir confiance en lui. »

L´objectif premier de l´école préparatoire du dimanche n´est pas la transmission d´un savoir, mais bien plutôt celle d´un sentiment de protection ; c´est la joie que procure la foi qui doit être déposée dans le cœur des enfants.

12.4.1.1.2 L´école du dimanche Retour en haut de page

Dès qu´ils sont scolarisés ou en âge de l´être, les enfants vont à l´école du dimanche. Ce cours a également lieu pendant le service divin dominical.

Les objectifs de l´école du dimanche sont :

  • l´éveil à la communion des enfants de Dieu et aux services divins,

  • la découverte de l´activité de Dieu à travers des histoires bibliques,

  • l´affermissement de la foi en les promesses divines,

  • la découverte du déroulement des services divins, de l´importance et de la signification des sacrements et bénédictions ainsi que des fêtes religieuses.

Les moniteurs aident les enfants à associer des connaissances élaborées en commun à leur vécu empirique : ce que les enfants peuvent comprendre et vérifier grâce à leurs expériences propres deviendra pour eux une ligne directrice au cours de leur vie. Cet objectif ne peut évidemment être atteint qu´à la condition que les parents satisfassent à leur responsabilité de donner une éducation religieuse à leurs enfants.

De cette manière, parents et moniteurs conjuguent leurs efforts en vue de familiariser les enfants avec Dieu et son agir.

Les enfants prennent régulièrement part à la sainte cène dans leur communauté. De temps à autre, un prêtre célébrera la sainte cène dans le cercle des enfants.

12.4.1.1.3 Le cours de religion Retour en haut de page

Le cours de religion fait suite à l´école du dimanche. Des connaissances y sont transmises aux enfants, d´une manière adaptée à leur âge, au sujet de l´histoire biblique, de la naissance et de la propagation du christianisme en général et de l´Église néo-apostolique en particulier. Ils sont confortés dans la conscience qu´ils ont d´être inclus dans l´agir rédempteur de Dieu et encouragés ainsi dans la disposition à collaborer au perfectionnement de l´Œuvre de Dieu. Sur la base de l´Evangile, les enfants sont conduits à l´unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu (Ep 4 : 13-14).

Pendant le cours de religion, les enfants découvrent, grâce à des récits, des expériences, faites par des hommes, d´interventions de Dieu: ce cours traite de l´histoire passée et présente de la rédemption, en établissant des liens avec la vie de foi des enfants. Il approfondit certains contenus de la foi, suscite des connaissances et explique les cohérences du plan de salut divin. De cette manière sont transmises des valeurs pérennes. Par ailleurs, le cours de religion vise à permettre aux élèves de professer franchement leur foi.

12.4.1.1.4 Le cours de catéchisme Retour en haut de page

Le cours de catéchisme est essentiellement consacré à l´étude de la confession de foi et des Dix commandements. Les adolescents sont préparés en vue du service divin de confirmation, pendant lequel ils réciteront leur vœu de fidélité à Dieu devant l´assemblée et prendront à leur compte, en qualité de chrétiens majeurs, la responsabilité de leur vie de foi.

12.4.2 Le suivi de la jeunesse Retour en haut de page

Le suivi pastoral et l´accompagnement des jeunes frères et sœurs en la foi constituent un point essentiel du travail de l´Église.

12.4.2.1 La situation des jeunes gens Retour en haut de page

Les jeunes gens vivent une transition qui les fait passer de l´enfance, marquée de façon déterminante par leurs parents, à l´âge adulte, cette période de la vie qu´il leur appartient de façonner eux-mêmes. Ce passage est généralement vécu par eux comme une phase difficile. Ils sont en quête d´objectifs et de critères, et jettent un regard critique sur les valeurs existantes et les normes de leur entourage. Dans le monde industrialisé surtout, les jeunes croyants entrent ainsi dans la zone de conflit entre les critères de l´Evangile et les diverses conceptions religieuses et éthiques d´une société de plus en plus laïcisée : les jeunes voient ainsi la foi chrétienne être refoulée, et les Églises perdre leur influence ; elles ne sont plus considérées que comme des institutions anonymes et rejetées en tant qu´instances morales. De surcroît, les jeunes subissent souvent la pression d´un entourage éloigné du religieux. Ils sont également contraints de faire un choix parmi toutes les informations qui déferlent sur eux et dans la vaste palette des offres de loisirs qui leur sont proposées.

12.4.2.2 L´objectif du suivi de la jeunesse Retour en haut de page

Un objectif majeur du suivi de la jeunesse au sein de l´Église néo-apostolique est de cultiver la communion fraternelle des jeunes entre eux. Il s´agit aussi d´affermir les jeunes dans les valeurs de la foi chrétienne et de les enthousiasmer pour elles, afin qu´elles servent de base aux décisions qu´ils sont amenés à prendre au cours de leur vie.

Le suivi pastoral des jeunes vise à les aider à devenir des personnalités fortes dans la foi et conscientes de leurs responsabilités.

12.4.2.3 Les offres du suivi de la jeunesse Retour en haut de page

Les jeunes gens font l´objet d´un suivi et d´un accompagnement adapté à leur âge, sans pour autant qu´ils forment un groupe distinct au sein de l´Église. Après la confirmation, ils sont encouragés à intégrer les nombreux champs d´activité proposés au sein de la communauté et à pratiquer, professer et défendre leur foi dans leur entourage.

Des responsables de la jeunesse, formés et soutenus par l´Église, accompagnent les jeunes, tant au niveau de la communauté qu´à celui du district. Ces responsables sont aussi leurs interlocuteurs personnels lors d´entretiens confidentiels concernant leur situation et les questions relatives à la foi.

Parmi les offres faites aux jeunes, il y a la journée annuelle de la jeunesse organisée dans nombre d´Églises territoriales ainsi que les services divins de jeunesse au niveau des districts. Les réunions de jeunesse offrent l´occasion de discuter de questions relatives à la foi et à la vie, de s´informer et d´échanger des pensées.

Nos jeunes frères et sœurs engagés trouvent de multiples possibilités de mettre leurs dons et talents en œuvre dans la communauté et en dehors d´elle, et de donner concrètement vie à l´appel à aimer son prochain.

EN BREF Retour en haut de page

Les parents sont appelés à initier leurs enfants à agir de manière responsable, dans le respect des valeurs fondamentales de l´Evangile. Les ministres et les pédagogues de l´Église ont pour tâche de soutenir les parents dans cette démarche. (12.4.1)

Lors des services pour enfants, les adolescents vérifient la proximité de Dieu et sont initiés à la foi d´une manière appropriée à leur âge. (12.4.1)

Pendant les cours d´instruction religieuse assurés par l´Église, les enfants et adolescents apprennent à mener leur vie en étant conscients de leurs responsabilités devant Dieu. (12.4.1.1)

L´objectif de l´école préparatoire du dimanche (destinée aux enfants non encore scolarisés) est un éveil à la foi adapté à leur âge. (12.4.1.1.1)

À l´école du dimanche, les enfants découvrent l´agir de Dieu à travers des histoires bibliques. Y sont traités aussi le déroulement des services divins, l´importance et la signification des sacrements et des bénédictions, ainsi que les fêtes religieuses. (12.4.1.1.2)

Au cours de religion, des connaissances sont transmises aux enfants, d´une manière adaptée à leur âge, au sujet de l´histoire biblique, de la naissance, du développement et de la propagation de l´Église de Christ. On y traite aussi l´histoire de la rédemption en rapport avec la vie de foi des enfants. (12.4.1.1.3)

Le cours de catéchisme prépare les adolescents à assumer, en qualité de chrétiens majeurs, la responsabilité de leur vie de foi. (12.4.1.1.4)

Les jeunes gens font l´objet d´un accompagnement pastoral. L´objectif est de les conforter dans les valeurs de la foi chrétienne, afin qu´ils deviennent des personnes responsables, qui pratiquent et professent leur foi. (12.4.2; 12.4.2.1; 12.4.2.2)

12.4.3 La visite pastorale Retour en haut de page

Tout chrétien néo-apostolique se voit offrir un suivi pastoral personnalisé.

Ce suivi s´inspire du modèle laissé par Jésus qui s´arrêtait souvent par exemple à Béthanie, chez Marie, Marthe et Lazare. Une relation de confiance particulière s´est ainsi instaurée entre eux : « Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare » (Jn 11 : 5). La visite de Jésus à Zachée, dans la ville de Jéricho, était aussi placée sous le signe de cet amour agissant : « Zachée, [...] il faut que je demeure aujourd´hui dans ta maison » (Lu 19 : 5) et elle a eu des répercussions bénéfiques : « Le salut est entré aujourd´hui dans cette maison » (Lu 19 : 9).

Des choses qui nous sont ainsi rapportées au sujet de Jésus, nous déduisons le sens et l´objet des visites pastorales effectuées de nos jours. Chaque membre de la communauté dispose d´un prêtre en charge de son suivi pastoral personnalisé et responsable des visites de cet ordre. Il est généralement secondé dans ce travail par un diacre.

Le suivi pastoral des fidèles vise d´abord à approfondir leur amour pour Dieu et son Œuvre, à favoriser leur vie de foi et à augmenter leur connaissance de l´agir salvifique de Dieu, par le biais, avant tout, d´un échange de pensées portant sur des questions relatives à la foi.

Les fidèles bénéficient d´une sollicitude particulière en toute situation, du fait que, lors de la visite pastorale, les ministres de l´Église les accompagnent dans leurs préoccupations et questionnements. De cette manière, la relation de confiance entre le serviteur et les fidèles est affermie. La mesure dans laquelle ils donnent suite aux conseils qu´ils reçoivent relève de leur seule responsabilité. L´individu est respecté et encouragé dans l´exercice des responsabilités qui lui incombent. Il va évidemment de soi que les visites pastorales n´ont pas lieu contre le gré des fidèles.

La prière commune est un élément essentiel de la visite pastorale. Le ministre chargé du suivi pastoral des fidèles accompagne ces derniers de surcroît par ses intercessions.

Un suivi particulier est accordé à ceux qui sont frappés par le deuil. En cas de maladie, c´est-à-dire en situation de charge physique et psychique particulière, le chrétien néo-apostolique fait l´objet d´une sollicitude qui s´exprime par le biais de visites à domicile ou à l´hôpital. Le ministre en charge de lui rend visite au malade et lui témoigne son empathie. Il le fortifie dans sa foi, le console et prie pour lui. Si possible, il fête la sainte cène avec lui. De la même manière, les frères et sœurs âgés et handicapés, qui ne peuvent plus prendre part aux services divins, sont visités régulièrement.

Les fidèles qui ne peuvent pas recevoir de visites ou qui ne le peuvent que sporadiquement, par exemple des marins, des soldats ou des détenus, bénéficient souvent d´un suivi pastoral épistolaire.

Dans une société de plus en plus marquée par la solitude, l´isolement et l´exclusion de beaucoup d´hommes, le chrétien néo-apostolique bénéficie au quotidien de la sollicitude et de l´accompagnement des ministres aux soins desquels il est confié.

EN BREF Retour en haut de page

Les chrétiens néo-apostoliques se voient proposer un suivi pastoral personnalisé sous forme de visites. (12.4.3)

La prière commune est un élément important de la visite pastorale. L´individu est respecté et encouragé dans l´exercice de ses responsabilités personnelles. (12.4.3)

Font plus particulièrement l´objet d´un suivi pastoral les fidèles qui sont confrontés au deuil, à la tristesse et à la détresse. (12.4.3)

12.4.4 La confession Retour en haut de page

Dans le vocabulaire religieux, le terme de « confession » désigne la confession ou l´aveu de péchés à un ecclésiastique. Ce dernier est astreint à un strict devoir de réserve.

Le pardon des péchés ne nécessite aucune confession. Cependant, si, en raison d´événements particulièrement pesants, une personne ne trouve pas la paix intérieure, elle a la possibilité de s´adresser directement à l´apôtre pour lui faire une confession orale ou écrite.

En cas d´urgence particulière, lorsque l´apôtre n´est pas joignable (par exemple pour une personne mourante), tout ministre sacerdotal pourra exceptionnellement entendre la confession et annoncer le pardon des péchés. L´apôtre sera informé de cette démarche sans délai.

EN BREF Retour en haut de page

Dans le vocabulaire religieux, le terme de « confession » désigne la confession ou l´aveu de péchés à un ecclésiastique. (12.4.4)

Le pardon des péchés ne nécessite aucune confession. Cependant, si une personne ne trouve pas la paix intérieure, elle a la possibilité de s´adresser directement à l´apôtre pour se confesser à lui. (12.4.4)

À titre exceptionnel, tout ministre sacerdotal est habilité à entendre quelqu´un en confession. (12.4.4)

12.4.5 L´accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches Retour en haut de page

La mort physique, qui est la fin de la vie terrestre, suscite de l´angoisse. Le trépas est source de douleur et de tristesse, tant pour la personne qui meurt que pour ses proches ; la personne en fin de vie et ses proches ont également besoin d´assistance et de consolation.

12.4.5.1 Accompagner les personnes en fin de vie Retour en haut de page

Nombreux sont ceux qui refoulent la mort et fuient ainsi le contact avec des personnes en fin de vie. Un tel comportement peut avoir des causes diverses, notamment la peur des questions que peut poser le mourant ou encore la prise de conscience de la finitude de l´existence terrestre.

La mort d´autrui fait prendre conscience de sa propre mortalité. C´est souvent trop demander à certaines personnes que de témoigner leur sollicitude à des gens en fin de vie pour aider ces derniers. Or, c´est de cette aide précisément qu´a besoin la personne en fin de vie, parce qu´elle redoute éventuellement de devoir endurer des souffrances inextinguibles et une mort atroce, elle a peur de plonger ses proches, par son départ, dans des difficultés psychiques, physiques, voire existentielles, peur des conséquences de son mode de vie, peur d´affronter l´incertitude et la fin de son existence.

La foi en le Dieu vivant procure une assurance qui va au-delà de l´existence terrestre, à savoir la certitude de la vie éternelle. Celle-ci rend les adieux plus faciles et permet de s´en remettre entièrement à la grâce de Dieu.

Le chrétien néo-apostolique qui applique sa foi n´est pas dans un état d´impréparation au moment de sa mort. D´une part, il sait que son âme continuera de vivre ; d´autre part, il croit en la résurrection des morts et à la vie éternelle en communion pérenne avec la Trinité divine. La réception de la grâce issue du sacrifice de Jésus-Christ l´a affranchi du péché. Il est régénéré d´eau et d´Esprit, et a la promesse de la vie éternelle (Ro 6 : 22).

Au moment de sa mort, il trouve une consolation particulière dans le fait d´avoir été libéré de l´emprise du péché par le pouvoir de la grâce et, en se référant aux souffrances, à la mort et à la résurrection de Christ, dans celui d´être prédestiné à la vie éternelle avec Jésus-Christ (Ro 6 : 8-11).

Finalement, la peur de la mort n´épargne pas non plus ceux qui ont la foi. Il convient donc de prendre leur angoisse au sérieux et de ne l´interpréter en aucun cas comme étant un signe de carence en matière de foi. Il s´agit d´entretenir l´espérance en la vie auprès de Dieu ainsi que la consolation que véhicule cette espérance. La personne en fin de vie n´a pas besoin qu´on lui fournisse des réponses définitives sur les questions relatives au sens de la vie, des souffrances ou de la mort. Accompagner une personne en fin de vie, c´est, en tout premier lieu, l´accepter avec ses craintes et ses détresses. Au long de ce chemin difficile que doit parcourir le mourant, il faut être proche de lui et avouer aussi ses propres peurs et faiblesses. L´humilité suscitée par la prise de conscience de la fin inéluctable de toute vie humaine peut faire naître une communion forte entre la personne en fin de vie et celle qui l´accompagne en ces instants, que le mourant est en mesure de percevoir.

De même, l´assurance des retrouvailles avec ceux qui sont déjà passés dans l´au-delà est un soutien pour la personne en fin de vie au cours de la phase des adieux à ses proches.

Fait partie de l´accompagnement pastoral de la personne en fin de vie le fait que le ministre lui annonce le pardon des péchés, lui promette la paix du Ressuscité et fête la sainte cène avec elle. La réception du corps et du sang du Seigneur lui garantit la communion de vie avec le Fils de Dieu. De cette manière, la personne en fin de vie est consolée et réconfortée, au point de pouvoir parcourir plus aisément le chemin difficile qui se profile devant elle.

Le suivi des proches est tout aussi important. Au cours de cette phase, ils doivent prendre véritablement conscience de la perte d´un de leur êtres chers et surmonter cette perte, tant sur le plan des sentiments que sur celui du raisonnement. Il est réconfortant, pour les proches, de constater qu´on leur sait gré de tout ce qu´ils ont pu faire pour le mourant.

12.4.5.2 Accompagner le deuil Retour en haut de page

Il faut accepter la tristesse. Les personnes endeuillées se voient proposer un accompagnement pastoral. Il est important de rendre visite aux personnes en deuil, de leur témoigner de la sympathie et de prier avec elles. Il est souvent difficile de toucher le cœur d´une personne en deuil ; on n´y réussira qu´au prix d´une profonde empathie.

Le suivi pastoral réconfortant des proches peut s´étendre sur des semaines, des mois, voire des années après la mort de l´être cher.

On craint souvent de rouvrir les plaies de personnes endeuillées par des paroles maladroites, mais ce qui importe vraiment, c´est de leur faire sentir une compassion véritable. En dépit de la peur des contacts, le prochain, qu´il soit parent, frère ou sœur en la foi, ami ou ministre du culte, doit aller à la rencontre de la personne en deuil : « Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, avec les affligés, afflige-toi » (Si 7 : 34).

12.4.5.3 Surmonter le deuil Retour en haut de page

Accompagner et surmonter le deuil vont de pair. L´accompagnement du deuil vise à encourager la personne endeuillée à parler de la perte de l´être cher et à exprimer ses sentiments. Elle doit pouvoir donner libre cours à sa tristesse, sa peur, sa colère, sa révolte contre Dieu et son sentiment de culpabilité, et les dire sans réserve au ministre qui assure son suivi pastoral. La tâche pastorale implique qu´en de tels moments précisément on rappelle aussi les choses positives, les événements heureux vécus avec le défunt.

Dans la communion avec d´autres personnes éprouvées par le deuil, la personne endeuillée se sent comprise et acceptée dans sa souffrance.

Pour surmonter le deuil, il est utile, avant tout, de faire prendre conscience du fait que Jésus-Christ a souffert lui aussi et qu´il est mort. C´est sur la résurrection de Jésus que se fonde celle du défunt ; il participe de la victoire de Christ sur la mort : « En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. Car Christ est mort et il est revenu à la vie, afin de dominer sur les morts et sur les vivants » (Ro 14 : 7-9).

EN BREF Retour en haut de page

Les personnes en fin de vie et leurs proches ont besoin d´assistance et de consolation. (12.4.5)

La foi procure la certitude de la vie éternelle. Elle facilite le trépas et la prise de congé. (12.4.5.1)

Il ne faut pas interpréter la peur de la mort comme une carence en matière de foi. (12.4.5.1)

Fait partie de l´accompagnement pastoral de la personne en fin de vie le fait que le ministre fête la sainte cène avec elle. (12.4.5.1)

Il faut accepter la tristesse. Les personnes endeuillées se voient proposer un accompagnement pastoral qui peut s´étendre sur plusieurs années. Ce qui importe vraiment, c´est de rendre visite aux personnes endeuillées et de leur faire sentir une compassion véritable. (12.4.5.2)

L´accompagnement du deuil vise à encourager la personne endeuillée à parler de la perte de l´être cher et à exprimer ses sentiments. Pour surmonter le deuil, il est utile de prendre conscience du fait que Jésus-Christ a souffert lui aussi et qu´il est mort. (12.4.5.3)

12.5 Les fêtes religieuses chrétiennes Retour en haut de page

Les fêtes religieuses renvoient à des événements majeurs de l´histoire de la rédemption, pour les commémorer avec respect et reconnaissance.

Les fêtes citées ci-après sont célébrées dans l´Église néo-apostolique et font l´objet d´un service divin spécial ; des différences régionales sont prises en compte.

12.5.1 Noël Retour en haut de page

La fête de Noël commémore la naissance de Jésus-Christ et renvoie ainsi à un événement essentiel de l´histoire de la rédemption : Jésus-Christ, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la vierge Marie. La venue de Christ sur la terre est l´humiliation de Dieu qui se fait chair en Jésus-Christ (Jn 1 : 14). Les multiples promesses vétérotestamentaires au sujet du Messie attendu se sont ainsi réalisées. La commémoration de ce miracle de la première venue du Fils de Dieu, que la raison est impuissante à comprendre, nous conforte aussi dans la foi en son proche retour.

12.5.2 Le dimanche des Rameaux Retour en haut de page

Le dimanche des Rameaux inaugure la semaine sainte. Ce jour de fête rappelle l´entrée de Jésus à Jérusalem à l´occasion de la fête de la Pâque juive : accomplissant une prophétie du prophète Zacharie, le Seigneur entre dans la ville, monté sur un âne (Za 9 : 9). La foule lui réserve un accueil triomphal et le professe comme étant le Messie et Sauveur par ces paroles : « Hosanna au Fils de David ! » (Mt 21 : 9).

12.5.3 Le vendredi saint Retour en haut de page

Le vendredi saint est le jour de la commémoration de la crucifixion et de la mort sacrificatoire de Jésus-Christ. C´est un vendredi « saint », parce que le sacrifice de Christ, ses souffrances et sa mort revêtent une importance salvifique capitale. Par sa mort expiatoire, le Fils de Dieu a brisé le pouvoir de Satan et vaincu la mort (Hé 2 : 14). Impeccable, il s´est volontairement chargé des péchés des hommes pour acquérir, au prix de son sang, un mérite capable de racheter tous les péchés. C´est sans doute le sacrifice de Jésus qui montre, de la manière la plus évidente qui soit, l´amour que Dieu voue aux hommes (1 Jn 4 : 9-10). Le vendredi saint marque un tournant dans l´histoire de la rédemption : L´Ancienne Alliance est caduque, la Nouvelle Alliance entre en vigueur. Lorsqu´à la mort de Christ le voile qui, dans le temple, séparait le lieu très saint du lieu saint, s´est déchiré, il devint manifeste que c´est en Jésus-Christ que Dieu offre aux hommes le salut et la communion avec lui.

12.5.4 Pâques Retour en haut de page

Cette fête est célébrée en commémoration du fait réel que Jésus-Christ est ressuscité d´entre les morts. La résurrection de Jésus-Christ d´entre les morts a eu lieu le premier jour de la semaine, savoir le dimanche. C´est pour cette raison que les premiers chrétiens fêtaient la sainte cène en mémoire du sacrifice et de la résurrection de Jésus chaque premier jour de la semaine. Par la suite, la fête annuelle de Pâques a été fixée un dimanche (dans l´Église d´Occident, le premier après la première pleine lune de printemps).

La résurrection de Jésus a eu lieu sans aucun témoin. Elle est miracle et mystère. L´Écriture sainte rapporte cependant que beaucoup de personnes ont vu le Ressuscité : Il s´est montré immédiatement après sa résurrection à Marie de Magdala et à d´autres femmes, aux apôtres Pierre et Jean ainsi qu´aux deux disciples qui étaient en route vers Emmaüs. Au soir du jour de sa résurrection, il s´est présenté au milieu de ses apôtres. L´apôtre Paul parle de surcroît de plus de cinq cents frères qui avaient vu le Seigneur ressuscité (1 Co 15 : 3-7).

La résurrection de Jésus-Christ, pièce maîtresse de l´Evangile, est prêchée par les apôtres dès le début de leur ministère public : elle fonde l´espérance en la vie éternelle. Christ a créé la possibilité d´abolir la mort et la séparation de l´homme d´avec Dieu. La foi en la résurrection de Christ, qui est les prémices, d´entre les morts est le fondement de la foi en la résurrection des morts en Christ et en la transformation des vivants lors de son retour.

12.5.5 L´Ascension Retour en haut de page

À diverses reprises, Jésus-Christ a évoqué son retour auprès du Père ( Jn 3 : 13 ; 16 : 28 ; 20 : 17). Le quarantième jour après Pâques, il s´est rendu au mont des Oliviers avec les apôtres et leur a donné des directives au sujet de leur mission. Puis « il fut élevé pendant qu´ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. » Deux anges firent alors aux apôtres la promesse suivante : « Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l´avez vu allant au ciel » (Ac 1 : 3-11). Ces paroles sont reprises dans l´article 9 de la confession de foi néo-apostolique : « Je crois que le Seigneur Jésus reviendra aussi certainement qu´il est monté au ciel. »

12.5.6 La Pentecôte Retour en haut de page

La fête de la Pentecôte commémore le jour de l´effusion du Saint-Esprit ; on parle de la Pentecôte comme étant le « jour de la révélation du Saint-Esprit » et encore le « jour de la naissance de l´Église de Christ ». L´envoi du Saint-Esprit, cinquante jours après la résurrection de Jésus, le Fils de Dieu l´avait promis aux apôtres dans ses discours d´adieux. Une cohorte d´hommes et de femmes croyants étaient en relation avec les apôtres à Jérusalem. Le miracle de la Pentecôte, l´effusion du Saint-Esprit, est relaté en Actes 2 : 1 sqq. Les apôtres et les croyants assemblés avec eux ont été remplis du Saint-Esprit.

L´apôtre Pierre, le « roc » désigné par Jésus-Christ, a tenu, après l´effusion du Saint-Esprit, un discours axé sur le Christ crucifié, ressuscité et monté au ciel. Environ trois mille personnes ont intégré l´Église. La Pentecôte est donc aussi une préfiguration de la puissance inhérente à la prédication suscitée par l´Esprit et de la croissance de l´Église par l´activité des apôtres. La Pentecôte est, de surcroît, une fête de la joie liée à la présence agissante du Saint-Esprit dans l´Église.

12.5.7 Le dimanche d´actions de grâces Retour en haut de page

Le dimanche d´actions de grâces est une fête en l´honneur de Dieu, le Créateur. Ce dimanche-là a lieu un service divin qui célèbre la fidélité de Dieu envers sa création. À cette occasion, les fidèles sont appelés à consentir une offrande particulière d´actions de grâces.

12.5.8 Le déroulement des services divins à l´occasion des fêtes religieuses Retour en haut de page

La liturgie des services divins célébrés à l´occasion de ces fêtes religieuses est, par principe, identique à celle des services divins comportant la célébration de la sainte cène. On pourra y procéder de surcroît à la lecture de passages bibliques portant sur l´événement salvifique qui est fêté. La prédication fera état des événements salvifiques décrits dans la Bible et de leur importance pour le présent et le salut des hommes.

EN BREF Retour en haut de page

Sont célébrées les fêtes suivantes : Noël, le dimanche des Rameaux, le vendredi saint, Pâques, l´Ascension, la Pentecôte et la journée d´actions de grâces. (12.5 — 12.5.7)