Catéchisme

12 Service divin, bénédiction et pastorale

12.1 Le service divin Retour en haut de page

Le service divin est action de Dieu à l´égard de l´homme et œuvre de l´homme pour Dieu.

12.1.1 Le service divin : généralités Retour en haut de page

L´assemblée cultuelle se réunit pour écouter la parole de Dieu et être bénie à travers le sacrement. Respectueux et humble, l´homme exprime son adoration à Dieu.

Le service divin est ainsi rencontre de Dieu et de l´homme. L´action conjuguée du culte rendu à Dieu par les croyants dans l´adoration et de la présence perceptible de la Trinité divine permet à l´assemblée de vérifier que Dieu la sert avec amour.

12.1.2 Le culte vétérotestamentaire Retour en haut de page

Le culte vétérotestamentaire plonge ses racines dans la rencontre de l´homme avec Dieu. Les formes du culte ont évolué sur une longue période de temps. Dieu, lui, n´a jamais cessé de se communiquer à l´homme et de lui accorder son secours.

Dans le jardin d´Éden, Dieu adresse sa parole aux premiers hommes. Après leur chute dans le péché, il ne les laisse pas sans protection, mais les réconforte et les fait espérer en un salut futur.

En Genèse 8, il est question du premier autel bâti par des hommes pour servir Dieu, l´adorer, lui rendre grâces et lui consentir des sacrifices. Noé dresse cet autel pour offrir un sacrifice d´actions de grâces à Dieu. L´Eternel lui répond par la promesse de conserver désormais la Création.

Jacob consacre, quant à lui, le lieu Dieu lui a parlé et l´appelle : « Béthel », c´est-à-dire « maison de Dieu » (Ge 28 : 19).

Dans la Loi, Dieu a donné à Moïse des instructions précises en vue de bâtir un autel : « [...] Partout je rappellerai mon nom, je viendrai à toi, et je te bénirai » (Ex 20 : 24 sqq.). Il lui a rappelé en outre qu´il avait sanctifié le septième jour, en l´exhortant en ces termes : « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier » (Ex 20 : 8).

Pendant que les Hébreux pérégrinaient à travers le désert, Dieu a choisi des hommes parmi eux, pour le servir en qualité de sacrificateurs et accomplir le culte sacrificiel. Il leur a confié la tâche de communiquer la bénédiction de Dieu au peuple en des termes prescrits (No 6 : 22-27). Les termes de cette bénédiction sont les suivants : « Que l´Eternel te bénisse, et qu´il te garde ! Que l´Eternel fasse luire sa face sur toi, et qu´il t´accorde sa grâce ! Que l´Eternel tourne sa face vers toi, et qu´il te donne la paix ! » (bénédiction aaronitique).

Il est rapporté qu´au temps du roi David, des chantres et des musiciens participaient au culte et louaient Dieu avec des psaumes (1 Ch 25 : 6).

Le roi Salomon a fait construire le temple de Jérusalem. Le culte y était rendu et consistait, pour l´essentiel, en l´abattage quotidien, par les sacrificateurs, des animaux à immoler. Le culte sacrificiel était désormais exclusivement rendu dans le temple de Jérusalem. C´était aussi dans le temple qu´étaient célébrées les fêtes israélites, comme, par exemple, la Pâque et la fête des tabernacles ( 23).

Après la destruction du temple, les Israélites pensaient qu´il n´était plus possible de célébrer le culte sacrificiel. Au cours de la captivité babylonienne, les croyants se réunissaient dans des maisons construites par leurs soins, des synagogues, pour y prier, y lire et interpréter les écrits saints. C´est l´origine de la forme ultérieure chrétienne du service religieux.

EN BREF Retour en haut de page

Le service divin est action de Dieu à l´égard de l´homme et œuvre de l´homme pour Dieu. (12.1)

Le culte vétérotestamentaire plonge ses racines dans la rencontre de l´homme avec Dieu. Les formes du culte ont évolué sur une longue période de temps. (12.1.2)

Après la destruction du temple, le culte sacrificiel n´était plus pratiqué à Jérusalem. Au temps de la captivité babylonienne, les croyants se réunissaient dans des synagogues pour prier, lire et interpréter les écrits saints. C´est l´origine de la forme ultérieure chrétienne du service religieux. (12.1.2)

12.1.3 Le service néotestamentaire Retour en haut de page

L´incarnation de Dieu en Jésus-Christ inaugure une nouvelle dimension du service de Dieu à l´égard de l´homme. Le Fils de Dieu vient sur cette terre, à la fois vrai homme et vrai Dieu. Il est au sein du peuple des Juifs ; il allait dans le temple et prenait part, en y contribuant, aux cultes dans les synagogues. S´y ajoutait son activité de maître : il prêchait avec une autorité divine (Mt 7 : 29). De surcroît, il a ordonné le baptême et institué la sainte cène. De cette manière, les propos et les actes de Jésus contenaient déjà en germe ce qui caractérisera le service religieux chrétien : la parole et les sacrements.

L´agir de Jésus, qui est, par conséquent, normatif pour le service divin, trouve son couronnement dans sa mort à la croix : Il consent le sacrifice parfait qui surpasse et remplace le culte sacrificiel de l´Ancienne Alliance (cf. 3.4). Lors de chaque célébration de la sainte cène, le sacrifice de Christ est actualisé.

Avant même sa mort sacrificatoire, Jésus-Christ a promis à ses apôtres de leur envoyer le Saint-Esprit qui poursuivrait le magistère de Christ et sauvegarderait l´Evangile : « Et la parole que vous entendez n´est pas de moi, mais du Père qui m´a envoyé. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur, l´Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jn 14 : 24-26).

Le Saint-Esprit a inspiré le discours de Pierre à la Pentecôte. Trois mille de ses auditeurs ont eu le « cœur vivement touché » par cette parole de Dieu suscitée par le Saint-Esprit, au point d´être disposés à se repentir et à se faire baptiser au nom de Jésus-Christ, après quoi ils ont reçu le don du Saint-Esprit. Dans une certaine mesure, la Pentecôte a été le premier service divin de l´Église de Christ. De la première communauté chrétienne de Jérusalem sont attestés quatre éléments fondamentaux du service néotestamentaire : « Ils persévéraient dans l´enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Ac 2 : 42).

12.1.4 Évolution du service religieux chrétien Retour en haut de page

Au fil des siècles, le service religieux chrétien a été célébré sous diverses formes. Si, à l´origine, la liturgie se situait au premier plan de l´office, par la suite, la Réforme a développé, au sein du protestantisme, le culte axé sur la prédication. L´office religieux au sein de l´Église apostolique-catholique se caractérisait, lui aussi, par une riche liturgie. Le déroulement actuel du service divin néo-apostolique s´inscrit dans la tradition des cultes réformés.

12.1.5 Le service divin : une rencontre avec Dieu Retour en haut de page

Les quatre éléments du service divin présents dans l´Église primitive font également partie, de nos jours, des caractéristiques majeures du vécu, par l´assemblée, à l´autel, du mystère toujours nouveau de la rencontre de Dieu avec l´homme.

La formule introductive trinitaire : « Au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit » est invocation de Dieu et attestation de sa présence. C´est en ces termes qu´est introduite toute rencontre cultuelle avec la Trinité divine, et c´est par la bénédiction trinitaire que s´achève tout service divin. Le participant au service divin se rend ainsi à l´évidence : Dieu est présent.

Si, dans le ciel, les armées célestes célèbrent Dieu (Es 6 : 3 ; Ap 4 : 8-11), ici-bas, c´est l´assemblée réunie pour le service divin qui loue et bénit la Trinité divine, sa grâce et sa miséricorde.

Le service divin vise à affermir l´espérance en le proche retour de Christ et à préparer les croyants en vue de l´avènement du Seigneur. C´est pour cette raison que le service divin est saint à leurs yeux. Manquer les services divins par insouciance, c´est courir le risque de ne plus persévérer dans l´enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières, comme le faisaient les premiers chrétiens.

Le désir de recevoir le sacrement et d´entendre la parole suscitée par l´Esprit risque de disparaître en celui qui omet souvent, et sans raison pressante, de venir au service divin. De surcroît, il ne reçoit pas les forces contenues dans la sainte cène, ses péchés ne sont pas pardonnés, et il se prive de la bénédiction liée au service divin.

Celui qui refuse d´offrir à Dieu l´adoration qui lui est due, en rejetant ou en méprisant sciemment le service divin et la grâce qui y est offerte, se rend coupable d´un péché, et ce indépendamment du fait qu´il assiste ou non au service divin.

12.1.5.1 L´enseignement des apôtres Retour en haut de page

Jésus, qui, en Hébreux 3 : 1, est appelé « l´apôtre de la foi que nous professons », a dit : « Ma doctrine n´est pas de moi, mais de celui qui m´a envoyé » (Jn 7 : 16). Lui, l´envoyé du Père, envoie à son tour les apôtres, leur confiant la mission suivante : « Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28 : 20).

Serviteurs de Christ, les apôtres sont appelés à leur ministère et consacrés en vue de prêcher l´Evangile et d´amener les hommes à l´obéissance de la foi (Ro 1 : 1.5) ; les ministres mandatés par eux annoncent également l´enseignement de Jésus-Christ dans les communautés.

Suscitée par le Saint-Esprit, la parole de la prédication affermit la foi, augmente la connaissance, console, appelle à agir dans le respect des normes de l´Evangile et entretient l´attente du proche retour de Christ. De cette manière, les croyants vivent la réalisation de cette promesse de Jésus : « Quand le consolateur sera venu, l´Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu´il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu´il prendra de ce qui est à moi, et vous l´annoncera » (Jn 16 : 13-14). La prédication suscitée par l´Esprit se caractérise ainsi par le fait qu´elle glorifie Christ, le Sauveur et Rédempteur.

12.1.5.2 La fraction du pain Retour en haut de page

Lors de la célébration de la sainte cène (cf. 8.2), l´assemblée vit le moment essentiel du service divin. Après avoir reçu préalablement l´absolution, les croyants s´avancent vers l´autel pour recevoir le corps et le sang de Jésus dans l´hostie de pain et de vin qui a été consacrée. Ce faisant, ils vivent la sainte cène sous la forme d´une action de grâces et d´une fête commémorant le sacrifice de Christ (Lu 22 : 19). C´est un repas de profession de foi, un repas de communion auquel sont aussi conviés les défunts, tant les morts en Christ que ceux à qui Dieu, dans sa grâce, donne accès à l´autel. Il conforte l´espérance en le retour du Fils de Dieu (1 Co 11 : 26).

La digne participation à la sainte cène conserve en l´homme la vie offerte lors de la régénération ; elle lui donne par surcroît l´assurance de demeurer en Jésus et de rester en étroite communion de vie avec lui (Jn 6 : 51-58). Les forces que l´homme reçoit par ce biais l´aident à vaincre ce qui pourrait nuire au salut de son âme et à faire sienne la nature de Jésus. De cette manière, la communion de vie avec Jésus-Christ peut se trouver renforcée lors de chaque service divin.

12.1.5.3 La communion fraternelle Retour en haut de page

Au cours du service divin, le croyant peut vérifier l´accomplissement sans cesse renouvelé de cette promesse de Jésus : « Car deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d´eux » (Mt 18 : 20). Le service divin est par conséquent communion avec Jésus-Christ. Il est au milieu de l´assemblée par sa parole et réellement présent par son corps et son sang. De surcroît, le service divin est aussi communion des croyants dans l´adoration et la louange de Dieu. Si, en plus de la sainte cène, sont aussi dispensés, au cours du service divin, les sacrements du saint baptême d´eau ou du saint-scellé, les membres de l´assemblée entourent, en qualité de témoins, ceux qui reçoivent ces sacrements. Chaque individu peut, de plus, prendre la promesse de bénédiction à son compte, car ceux qui sont baptisés et scellés sont appelés, de cette manière, à rendre à nouveau présente à leur esprit la réception de ces sacrements. À l´évidence, tous ceux qui sont régénérés d´eau et d´Esprit communient dans la plénitude sacramentelle.

12.1.5.4 Les prières Retour en haut de page

Le service divin est indissociablement lié aux prières. Dès avant son début, le croyant cherche à s´approcher de Dieu au moyen d´une prière personnelle. Pendant le service divin, l´assemblée s´associe, lors des prières, aux paroles du célébrant. Les prières sont l´expression de l´adoration, des actions de grâces, des intercessions et des demandes des fidèles. La prière du « Notre Père », récitée en commun selon les termes en Matthieu 6 : 9-13, revêt une importance particulière. Elle précède la célébration de la sainte cène. Lorsqu´il a reçu le corps et le sang de Jésus, le croyant, dans une prière silencieuse, remercie Christ de son sacrifice et de la grâce qu´il a reçue. À la fin du service divin, l´officiant prononce une prière.

EN BREF Retour en haut de page

Jésus-Christ inaugure une nouvelle dimension du service de Dieu à l´égard de l´homme. La parole et les actes de Jésus contiennent en germe ce qui caractérise le service religieux chrétien : la parole et les sacrements. (12.1.3)

Quatre éléments fondamentaux du service néotestamentaire sont attestés : l´enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et les prières. (12.1.3)

Au fil des siècles, le service religieux chrétien a été célébré sous diverses formes. Le déroulement actuel du service divin néo-apostolique s´inscrit dans la tradition des cultes réformés. (12.1.4)

La formule introductive trinitaire est invocation de Dieu et attestation de sa présence. C´est en ces termes qu´est introduite toute rencontre avec la Trinité divine au cours du service divin, et c´est par la bénédiction trinitaire qu´elle s´achève. (12.1.5)

Le service divin vise à affermir l´espérance en le proche retour de Christ et à préparer les croyants en vue de l´avènement du Seigneur. (12.1.5)

Les apôtres sont appelés en vue de prêcher l´Evangile ; les ministres mandatés par eux le font aussi. (12.1.5.1)

Lors de la célébration de la sainte cène, l´assemblée vit le moment essentiel du service divin. (12.1.5.2)

Le service divin est communion avec Jésus-Christ à travers la parole et les sacrements. Il est aussi communion des croyants dans l´adoration et la louange de Dieu. (12.1.5.3)

Le service divin est indissociablement lié aux prières s´expriment l´adoration, l´action de grâces, les intercessions et les demandes. (12.1.5.4)

12.1.6 La proclamation de la parole Retour en haut de page

Au cours des services divins est annoncée la volonté de Dieu pour le temps présent ; cette proclamation de la parole est appelée « prédication ».

La parole de Dieu est d´une importance vitale pour la nouvelle créature, comme le prouvent ces paroles de Jésus : « L´homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4 : 4). L´apôtre Paul rappelle, quant à lui, qu´en l´absence de parole prêchée, la foi en Jésus-Christ n´est pas suscitée (Ro 10 : 17). Le passage en I Pierre 1 : 24-25 oppose la finitude de l´homme à la pérennité de la parole de Dieu : « Mais la parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous a été annoncée par l´Evangile. »

12.1.6.1 De la notion de « prédication » Retour en haut de page

« Prêcher » vient du latin « praedicare », qui signifie : « annoncer, publier ». La prédication au cours du service divin est le discours spirituel d´un ministre de l´Église, adressé à l´assemblée, suscité par la puissance du Saint-Esprit et pénétré d´elle. La prédication se fonde sur un passage biblique.

12.1.6.2 La proclamation de la parole dans le Nouveau Testament Retour en haut de page

Si, dès les temps vétérotestamentaires, des hommes croyants avaient annoncé la volonté de Dieu, mus par la puissance du Saint-Esprit, la naissance du Fils de Dieu a conféré une dimension nouvelle à la parole de Dieu. En Jésus-Christ, c´est la parole de Dieu dans sa perfection qui est venue parmi les hommes.

Jésus enseignait dans le temple, dans des synagogues et dans d´autres endroits encore. Les Évangiles nous rapportent de nombreux extraits de ses prédications riches d´éléments fondamentaux de la doctrine chrétienne. Lorsqu´il proclamait la parole, Jésus avait recours à des paraboles et interprétait l´Ancien Testament. Il a aussi fourni beaucoup d´indications au sujet de l´avenir. Il a notamment prédit ses souffrances, sa résurrection, son ascension et promis son retour. L´excellence de la proclamation de la parole par Jésus devient évidente dans son Sermon sur la montagne introduit par les béatitudes et comportant de nombreuses déclarations que jamais personne n´avait entendues auparavant. La réaction de ses auditeurs témoigne de l´effet produit par ses paroles : « La foule fut frappée de sa doctrine ; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes » (Mt 7 : 28-29).

Si, dès le temps de son ministère public, le Fils de Dieu avait ordonné à ses apôtres de prêcher (Mt 10 : 7), il leur a confié la mission, après sa résurrection, d´aller par tout le monde, et de prêcher la bonne nouvelle à toute la création (Mc 16 : 15).

C´est l´apôtre Pierre qui a fait la première prédication chrétienne à la Pentecôte (Ac 2 : 14 sqq.). D´autres prédications des premiers apôtres se trouvent, par exemple, en Actes 3 : 12-26 et 7 : 22-31. De surcroît, nombre d´épîtres apostoliques qui étaient lues dans les communautés peuvent être comparées à des prédications : elles ciblaient les communautés ou faisaient état des circonstances qui y régnaient. Elles exhortaient à la repentance, à l´acceptation de la grâce de Dieu et à la réception des sacrements, elles fournissaient des repères d´orientation et comportaient des mises en garde. Elles témoignaient du dessein salvifique de Dieu et de sa disposition à offrir aux hommes la vie éternelle dans sa gloire.

12.1.6.3 La proclamation actuelle de la parole Retour en haut de page

Le service divin néo-apostolique ménage beaucoup d´espace à la proclamation de la parole. Les apôtres et les ministres mandatés par eux à cette fin sont appelés à annoncer la parole de Dieu dans les communautés. La bénédiction et le pouvoir leur en a été donné par l´ordination.

La parole de Dieu, c´est d´abord ce qui est transmis par la Bible. La prédication doit s´y référer. La base de la prédication est, par conséquent, une parole biblique imposée, que l´apôtre-patriarche met à la disposition des ministres, avec des indications au sujet de son interprétation, en guise de préparation au service divin.

L´interprétation de cette parole biblique, sous la forme d´un discours libre, constitue le cœur de la prédication ; elle est éveillée par le Saint-Esprit. C´est l´expérience que fait l´assemblée en écoutant les propos de l´officiant ainsi que des compléments donnés par d´autres ministres (les « interventions à l´autel »). La proclamation de la parole de Dieu par plusieurs ministres différents de par leurs caractères et leurs dons contribue à éclairer des aspects de la prédication à partir de points de vue différents et favorise ainsi la compréhension approfondie de la volonté de Dieu.

12.1.6.3.1 La teneur de la proclamation de la parole Retour en haut de page

Au cœur de la proclamation de la parole, il y a l´Evangile de Jésus-Christ, la Bonne Nouvelle, qui témoigne de la vie et du sacrifice de Jésus, de sa résurrection et de son retour ainsi que de l´achèvement du plan de salut.

La glorification de Dieu et la célébration de ses hauts faits en tout temps font aussi partie du fond de la prédication. Celle-ci propose également des repères d´orientation qui permettent à l´auditeur de conformer sa vie à la volonté de Dieu, notamment par le récit d´histoires vécues et d´expériences de la foi.

L´exaltation de la grâce et de l´acte réconciliateur de Jésus-Christ sont d´autres éléments encore de la prédication qui, par-delà, appelle les croyants à être disposés à la réconciliation. Toutes ces choses prêchées préparent la voie à la réception des sacrements.

12.1.6.3.2 L´objectif de la proclamation de la parole Retour en haut de page

La prédication de Jésus-Christ appelle les auditeurs à faire preuve d´obéissance de la foi (Ro 16 : 25-26). L´objectif premier de la prédication est de susciter et d´entretenir la foi que Jésus s´attend à trouver lors de son retour. La proclamation apostolique de la parole vise toujours à préparer l´assemblée en vue de l´avènement de Jésus-Christ (2 Co 11 : 2).

La foi en le proche retour du Seigneur se répercute sur le comportement des croyants au quotidien. Selon Galates 5 : 22-23, l´œuvre du Saint-Esprit doit porter du « fruit », à savoir l´amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi.

La parole prêchée est source de consolation et d´assurance, favorise la connaissance et affermit la confiance en Dieu.

La parole de Dieu est comme un miroir tendu à l´auditeur, dans lequel il peut se reconnaître et prendre conscience de ce dont il a besoin pour s´approprier la nature de Jésus-Christ (Ja 1 : 22-24). En fait aussi partie le fait de recevoir, dans un cœur croyant, la réconciliation avec Dieu opérée par Christ et, en conséquence, celui de se montrer disposé à être conciliant envers tous les hommes.

12.1.6.3.3 Les niveaux de la proclamation de la parole Retour en haut de page

La parole de Dieu est parfaite, pure, et elle ne trompe pas ; elle est cependant proclamée par des hommes imparfaits. Elle peut donc contenir des imperfections. Malgré cela, Dieu, qui perçoit les prières sincères de l´officiant et de l´auditoire, remplit de puissance les paroles humaines imparfaites de la prédication. Il existe donc deux niveaux. L´un est humain : c´est un homme qui parle, et ce sont des hommes qui écoutent. A ce niveau, on ne peut exclure ni les fautes de style et de fond de l´orateur ni les erreurs de compréhension des auditeurs. L´autre niveau est divin : à travers le serviteur envoyé, le Saint-Esprit parle au cœur de l´auditeur et affermit ou suscite la foi en lui. Le caractère imparfait des mots et des phrases qui sont prononcés n´empêche pas Dieu de les remplir de puissance.

L´auditeur de la prédication a, lui aussi, des conditions à remplir pour ne pas la percevoir comme un simple discours d´homme. L´exigence fondamentale à laquelle il doit satisfaire, c´est la foi : L´auditeur doit s´ouvrir avec foi et confiance à la parole de la prédication, la recevoir et être disposé à l´appliquer au quotidien. Dès lors, la parole de la prédication suscite en lui une prise de conscience : il reconnaît les péchés qu´il a commis, les regrette et s´en repent, et aspire à recevoir la grâce.

Avant la prédication, l´auditeur est censé demander au Seigneur de faire en sorte que la parole lui procure force et paix. Le Seigneur exauce la supplique fervente d´une assemblée qui est avide de recevoir la parole de Dieu.

À la prédication fait suite la célébration de la sainte cène, préparée sous l´action de la parole de Dieu.

EN BREF Retour en haut de page

Au cours des services divins est annoncée la volonté de Dieu ; cette proclamation de la parole est appelée « prédication ». (12.1.6)

Jésus enseignait dans le temple de Jérusalem, dans des synagogues et dans d´autres lieux. Le Sermon sur la montagne est un exemple de sa proclamation de la parole. (12.1.6.2)

C´est Pierre qui, à la Pentecôte, a tenu la première prédication chrétienne. (12.1.6.2)

Le service divin néo-apostolique ménage beaucoup d´espace à la proclamation de la parole. La base en est une parole biblique dont l´interprétation, sous la forme d´un discours libre, constitue le cœur de la prédication ; elle est suscitée par le Saint-Esprit. (12.1.6.3)

La proclamation de la parole est axée sur l´Evangile qui annonce la vie et le sacrifice de Jésus, sa résurrection et son retour. Elle donne de surcroît des repères d´orientation permettant aux fidèles de mener leur vie conformément à la volonté de Dieu. (12.1.6.3.1)

La proclamation apostolique de la parole vise toujours à préparer l´assemblée en vue de l´avènement de Jésus-Christ. (12.1.6.3.2)

La parole prêchée affermit la foi et la confiance en Dieu, procure consolation et assurance, et favorise l´acquisition de la connaissance. (12.1.6.3.2)

La parole de Dieu est parfaite, pure, et elle ne trompe pas ; elle est cependant proclamée et perçue par des hommes imparfaits. Cela n´empêche pas Dieu de remplir la prédication de puissance. (12.1.6.3.3)

12.1.7 La prière du « Notre Père » Retour en haut de page

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